Connect with us

À la Une

SADC: l’ARCA élue à la vice-présidence du Comité des Autorités de l’Assurance, des valeurs mobilières et des services financiers non-bancaires ( CISNA )

Published

on

L’efficacité de la diplomatie congolaise a encore fait ses preuves. L’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA) vient d’obtenir la vice-présidence du CISNA (Comité des Autorités de l’Assurance, des valeurs mobilières et des services financiers non-bancaires des Etats membres de la SADC), le jeudi 27 mai 2021, lors d’une réunion rassemblant les institutions de ses 15 pays membres. Le choix des pays de l’Afrique australe s’est porté sur l’ARCA, jeune institution en charge du pilotage du processus de libéralisation du secteur des assurances en RDC.

Créé en 1998 sous le Protocole sur le Commerce, l’Industrie, la Finance et l’Investissement de la SADC, en son article 10, le CISNA a pour objectif d’harmoniser autant que possible les procédures, textes de loi des institutions financières non-bancaires ; de promouvoir les marchés respectifs des pays membres et de renforcer l’inclusion financière au sein de la zone SADC.

Cette organisation réunit les autorités des secteurs financiers non-bancaires des pays ressortissants de la zone SADC, à savoir, le régulateur des assurances, les marchés des capitaux, les fonds de pension, les placements collectifs et les intermédiaires. Le CISNA reporte au Comité des Ministres des Finances et Investissements au travers du Comité des Hauts Fonctionnaires du Trésor (Commette for Senior Treasury Officials).

Le Comité a également pour mission de promouvoir la stabilité financière en défendant de manière efficace et efficiente un processus de collaboration, d’engagement et de coordination entre les régulateurs d’institutions financières non-bancaires et autres parties prenantes.

Le CISNA compte à ce jour 15 pays membres, dont la République Démocratique du Congo, l’Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe, le Malawi, l’Ile Maurice, la Mozambique, la Namibie, les Seychelles, l’Angola, le Botswana, le Lesotho et le Madagascar.

C’est au côté du régulateur de la Namibie, qui occupera le siège de la Présidence, et de l’Iles Maurice en tant que Secrétariat Général du CISNA, que l’ARCA portera fièrement et haut l’étendard de la RDC pour un mandat de 2 ans, suivant le chemin balisé par le Chef de l’Etat, Son Excellence Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président en exercice de l’Union Africaine.

C’est une haute reconnaissance de la valeur de cette jeune institution, par ses homologues régulateurs, ainsi que de l’importance que représente le développement du marché des assurances de la RDC, nouvellement libéralisé pour la stabilité économique des pays de la SADC et dans le développement de leurs marchés financiers.

Cette position hautement stratégique de l’ARCA au sein de la sous-région va permettre de contribuer significativement au renforcement du dispositif de lutte contre l’évasion des primes d’assurances dans les secteurs qui sous-tendent l’économie nationale tels que les mines, les hydrocarbures, le transport, les télécoms et la santé dont beaucoup d’acteurs sont actifs au sein de la SADC, conformément au programme du gouvernement d’union nationale.

Au sujet de l’ARCA, il faut noter que cet établissement public, organe de régulation et de contrôle du secteur des assurances en RDC, a été créé le 26 janvier 2016 par le décret n°16/001. Elle dispose de tous les pouvoirs nécessaires en vue d’exercer les actions prévues par le Code des assurances. Elle est le conseiller du gouvernement en matière de régulation et de contrôle du secteur des assurances.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

Published

on

Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

Continue Reading