Actualité
SADC : début ce vendredi des assises de la 48e Session du forum parlementaire à Kinshasa
Les travaux de la 48e session du forum parlementaire de la SADC s’ouvrent ce vendredi 04 décembre 2020 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Ce grand rendez-vous pour les parlementaires africains de tous les pays membres de la SADC, est une occasion de consolider l’unité des 345 millions d’habitants dont ils sont les représentants légitimes et renforcer l’intégration régionale.
Pendant deux jours, du 04 au 05 décembre 2020, les députés et sénateurs du Botswana, Lesotho, Madagascar, Malawi, Afrique du Sud, Zambie et autres pays de la SADC vont échanger avec leurs homologues congolais autour des divers thèmes de l’intégration multiforme, cheval de bataille de la SADC à travers une vidéoconférence.
À cette occasion, le Palais du Peuple siège du Parlement Congolais abrite ces travaux qui s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, à l’heure où les effets néfastes dus à la covid19 continuent à mettre en péril les économies mondiales.
Ce forum parlementaire est l’une de neufs institutions principales de la SADC qui se réunit chaque deux ans. La République Démocratique du Congo de Félix Antoine Tshisekedi préside ces assises par le biais de l’élue de Bumba et Présidente de l’assemblée nationale, Jeanine Mabunda.
Rappelons-le, c’est une première pour la RDC de Patrice Emery Lumumba, Mzee Laurent Désiré Kabila, Étienne Tshisekedi, Joseph Kabila Kabange, d’accueillir ces assises depuis la création du forum parlementaire des pays africains membres de la communauté de développement d’Afrique Australe (SADC).
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
