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Politique

Sacrifier l’avenir pour vénérer l’argent : Le culte mortel de la corruption en RD Congo

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Dans les profondeurs des détournements de deniers publics en RD Congo réside un culte vénérant une divinité moderne : l’argent. Une religion sans âme qui dévore l’avenir du pays, sacrifiant impitoyablement ses citoyens sur l’autel de la cupidité. Les adeptes de ce culte ne reculent devant rien, pas même devant la mort.

Car pour eux, l’argent est le seul dieu qui vaille la peine. Au nom de cette religion pernicieuse, des individus sans scrupules pillent les ressources du pays, laissant derrière eux un sillage de destruction et de désolation. Les conséquences de leurs actes sont dévastatrices, engloutissant les espoirs et les rêves d’une nation déjà fragilisée par des décennies de mal-gouvernance.

Peu importe les individus sacrifiés, peu importe les dégâts infligés, peu importe le climat social et politique délétère engendré, le culte de l’argent en RD Congo poursuit sa quête insatiable de richesse et de pouvoir. Les valeurs humaines et morales sont piétinées, les institutions sont corrompues, et la confiance du peuple est trahie à maintes reprises.

Face à cette impitoyable dévotion envers l’argent, il est impératif de briser les chaînes de cette religion destructrice. La lutte contre la corruption et les détournements de fonds doit être intensifiée, les coupables doivent être tenus responsables de leurs actes, et un nouveau chapitre basé sur l’intégrité, la transparence et la justice doit être écrit pour le bien-être et l’avenir de tous les Congolais.

Il est grand temps de mettre fin à ce culte mortel de la corruption, de rétablir la primauté de la dignité humaine et de reconstruire un Congo où la richesse n’est pas un dieu à vénérer, mais un outil au service du progrès et de la prospérité pour tous. Le retour de Vital Kamerhe au perchoir de l’assemblée nationale de la RDC est un défi énorme pour le progrès sur la séparation de pouvoir.

Lui-même, devenu célèbre pour le présumé détournement de plus de 500 millions de dollars dans le dossier des maisons préfabriquées qui aboutit au « procès dit de 100 jours ». Il devrait naturellement autoriser la levée de toutes les immunités parlementaires de tous ceux qui, sans exception, sont cités dans n’importe quel dossier de détournement de deniers publics.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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