À la Une
SABDAM 2026 : Daniel Mbumba veut faire de la bande dessinée une arme pour changer Kinshasa
La 3ᵉ édition du Salon de la bande dessinée et des arts graphiques de Kinshasa (SABDAM) s’est clôturée sur une note résolument citoyenne. Prenant la parole devant les artistes et les professionnels du secteur, Daniel Mbumba a invité les dessinateurs congolais à aller au-delà du divertissement pour mettre leur talent au service de la sensibilisation et de l’amélioration du cadre de vie à Kinshasa.

Du haut du podium, aux côtés de grandes figures de la bande dessinée congolaise, notamment Barly Baruti et Tembo Kash, Daniel Mbumba a particulièrement insisté sur le potentiel de la création artistique comme outil de communication citoyenne.
Pour lui, les dessinateurs disposent d’un langage accessible à toutes les couches de la population et peuvent contribuer, à travers leurs œuvres, à faire évoluer certains comportements dans la capitale.
L’autorité urbaine a notamment évoqué les comportements des usagers sur la chaussée, la gestion des déchets et la nécessité de renforcer la responsabilité collective dans la préservation de l’environnement. Il a ainsi encouragé les artistes à produire davantage de contenus susceptibles d’interpeller les citoyens sur la propreté, l’ordre public et les bonnes pratiques au quotidien.
Capitale africaine de la bande dessinée
Dans son intervention, Daniel Mbumba a également présenté Kinshasa comme une « capitale africaine de la bande dessinée », mettant en avant la richesse du vivier artistique congolais et le rayonnement dont bénéficie la création graphique dans la capitale. Une reconnaissance qui s’accompagne, selon lui, d’une responsabilité : celle de faire de cet art un levier capable d’accompagner les transformations sociales et urbaines.
Cette approche ouvre ainsi une nouvelle perspective pour la bande dessinée congolaise, appelée à investir davantage les questions de société. Sensibilisation à la propreté, éducation civique, protection de l’environnement, respect des règles de circulation ou encore promotion du vivre-ensemble : autant de thématiques que les artistes peuvent rendre plus accessibles grâce à l’humour, à l’image et à la force du récit graphique.
En guise de conclusion, Daniel Mbumba a livré un message à la fois artistique et citoyen, devenu le point d’orgue de son intervention : « Kinshasa ezo bonga par la bande dessinée ». Une formule qui résume son appel à une mobilisation des créateurs pour accompagner, par leur art, les efforts visant à rendre la capitale congolaise plus propre, plus responsable et plus agréable à vivre.
Barca Horly Fibilulu Mpia