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Rwindi/Nord-Kivu : Controverse sur le « cadeau inattendu » du contingent indien de la MONUSCO au M23 !

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En date du 28 mars dernier, lors de leur retrait précipité de Rwindi, dans le Nord-Kivu, les éléments contingent militaire indien de la MONUSCO (INDIANBATT) ont laissé derrière eux un véritable trésor de guerre aux mains des terroristes du M23. Selon des sources internes au sein de la MONUSCO, pas moins de 56 véhicules, des clés de contact, 28 conteneurs remplis de matériel divers, des CORIMEC (maisons préfabriquées) avec climatiseurs et des groupes électrogènes ont été abandonnés aux terroristes soutenus par le Rwanda.

Ce retrait soudain des Casques bleus indiens fait suite à l’annonce d’une contre-offensive imminente des FARDC, sans autre explication de leur part. Un acte qui ne surprend guère les observateurs avertis de la situation. Depuis longtemps, les Indiens sont accusés d’entretenir des liens de connivence avec l’ennemi en transmettant des informations sensibles au M23.

« Des documents classés confidentiels comme les « FRAGO » se retrouvaient régulièrement entre les mains des rebelles, révèle une source autorisée au sein de la MONUSCO. Malgré cela, aucune sanction n’a jamais été prise contre le contingent indien, en partie à cause des hautes responsabilités qu’occupent certains de leurs officiers au sein de la Force onusienne. », indique-t-on.

Les Indiens sont, en effet, très présents dans la hiérarchie, à l’image du commandant du Secteur Central (Central Sector Commander) chargé des opérations sur le terrain. Une position qui leur permet d’imposer leur vision, au détriment parfois de leur mandat de protection des civils, dénoncent certains.

Avec ce nouvel abandon d’équipements majeurs, certains analystes n’excluent pas que l’Inde, gros bénéficiaire financier de sa participation à la MONUSCO, cherche à se faire rembourser selon les termes du Memorandum Of Understanding (MoU) sur les équipements appartenant aux contingents (Contingent Owner Equipments).

Selon des sources bien informées, la hiérarchie du mouvement terroriste M23 n’a pas autorisée au convoi uruguayen qui devrait faire mouvement de Goma (aéroport) vers Rwindi ce matin du 11 avril, avec pour objectif d’évaluer l’ampleur exacte des « cadeaux » laissés aux mains des terroristes le contingent indien.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Haut-Uélé : À l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Mambidi sonne l’alarme sur le drame sécuritaire et humanitaire de Watsa

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Le député national Jean-Marc Mambidi a porté à la tribune de l’Assemblée nationale le cri de détresse des populations du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire, l’élu a interpellé le Gouvernement sur les violences récurrentes qui plongent les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses multiples alertes en faveur d’une réponse plus énergique des pouvoirs publics.


Une crise humanitaire aux lourdes conséquences

Au-delà des questions sécuritaires, Jean-Marc Mambidi a mis en lumière les conséquences humanitaires de cette instabilité. Les déplacements des populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux activités économiques fragilisent davantage les communautés locales. Selon le député, l’urgence n’est plus seulement de contenir les violences, mais également de mettre en place une assistance adaptée aux besoins des populations affectées.

Un plaidoyer pour une intervention rapide de l’État

Face à cette situation, l’élu de Watsa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.

Il a insisté sur la nécessité d’un renforcement des dispositifs sécuritaires, d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’un accompagnement humanitaire conséquent afin d’éviter une aggravation de la crise.

L’Assemblée nationale interpellée sur son devoir de vigilance

Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi rappelle également le rôle de contrôle et d’alerte dévolu aux députés nationaux. Son plaidoyer vise à mobiliser la représentation nationale autour des défis auxquels fait face le territoire de Watsa et, plus largement, les zones affectées par l’insécurité dans l’Est et le Nord-Est de la RDC.

À travers cette alerte, il appelle à une mobilisation collective afin que les préoccupations des populations ne restent pas sans réponse et que des solutions durables soient apportées à cette crise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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