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RVA : le gouvernement veut d’abord vérifier les rumeurs sur le Comité Bilenge
L’État de droit voulu par le Chef de l’État n’est pas synonyme d’une jungle où des chasseurs de postes s’activent à coeur joie pour induire les institutions de la République en violations des lois pour tenter d régler des comptes aux loyaux mandataires publics qui déploient leur savoir faire pour sauvegarder ce qui reste du patrimoine du Portefeuille de l’État. C’est le moins que l’on puisse dire après les récentes sorties médiatiques sur le dossier RVA.
Au moment où le Comité Bilenge bénéficie de la pleine confiance des Autorités, du personnel de la RVA et des bailleurs des fonds, des fauteurs en eaux troubles continuent de colporter des rumeurs et agitent maintenant la Société civile, après le désaveu de l’Intersyndicale par les bancs syndical de la RVA, pour tenter de convaincre si possible le Gouvernement.
Assoiffés du pouvoir, les agitateurs refusent de reconnaître que, grâce à la bonne gouvernance imprimée par le Comité actuel depuis 2012, la RVA reste à ce jour l’unique entreprise publique qui continue de bénéficier de l’assistance financière de la BAD et de la Banque Mondiale à hauteur de 340 millions de dollars US au titre de don.
Ses comptes sont clôturés chaque année après leur certification par deux prestigieux cabinets d’audit, approuvés par le Conseil d’administration puis validés à l’Assembléé générale de l’État propriétaire par le Conseil Supérieur du Portefeuille. Comment tous ces intervenants n’ont pu détecté les prétendus faits de détournement ?
LA SAGESSE DU PRÉSIDENT
Pour rappel, le Président de la République Félix Antoine TSHISEKDI a instruit, lors du Conseil des ministres du 04 mai 2020, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux Célestin TUNDA YA KASENDE d’initier une enquête judiciaire pour vérifier les rumeurs de détournements rapportées à la RVA. Une démarche sans doute légitime.
Aussitôt, le VPM Célestin TUNDA a autorisé une équipe d’inspecteurs judiciaires pour agir et lui permettre de disposer de tous les éléments nécessaires pouvant éclairer la décision du Chef de l’Etat. Mais les frondeurs du Comité Bilenge se sont vite offusqués, estimant que le très expérimenté TUNDA voudrait retarder l’enquête.
Pourtant, le dossier RVA a encore été sur la table du 31ème Conseil des Ministres du vendredi 15 mai dernier, présidé par le Chef de l’État en mode vidéo-conférence.
A en croire le compte-rendu du Porte-Parole du Gouvernement, après débats, » il a été décidé que le dossier RVA fasse l’objet des orientations du Chef de l’État à la suite de la réunion qu’il présidera sur ce point avec le Premier Ministre et le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux ».
Au regard de ce compte-rendu, force est de constater que le Comité Bilenge bénéficie de la confiance du Gouvernement et qu’il n’existe pas de dossier flagrant de détournement à la Régie des Voies Aériennes comme l’affirment les détracteurs du comité A. Bilenge. Tout se fonde plutôt sur des rumeurs et des accusations fortuites dont la majorité des membres du Gouvernement a exigé une vérification avant toute saisine de la justice.
Il s’agit sans doute là, de la voie royale à suivre qui n’énerve ni la procédure ni les règles en la matière, d’autant plus que la RVA est une entreprise du Portefeuille de l’État doté d’un Conseil d’Administration.
« S’adresser directement au Parquet, serait une violation des règles donc attaquable en justice », estime un juriste du Bareau métropolitain de la Gombe.
RUMEURS SANS FONDEMENTS
Selon des analystes, les accusations colportées aujourd’hui contre la Direction générale de la RVA ne relèvent que de simples rumeurs colportées par certaines officines qui méconnaissent les principes de gestion des finances dans les entreprises publiques et manipulent l’Intersyndicale en plein confinement en vue de tenter d’obtenir des vacances à la tête de la RVA.
C’est une peine perdue dans la mesure où le DG Abdalah Bilenge béneficie de la confiance tant des autorités du pays et ses partenaires que de l’ensemble du personnel de la RVA. Les récentes correspondances d’encouragement et de fécilitations lui adréssées par les syndicats de la RVA/ Goma, Lubumbashi, Kindu, Kisangani, Matadi, Mbandaka, Mbuji Mayi et Kananga attestent bien qu’il n’y a aucune crise à la RVA sauf celle que l’Intersyndicale, auteur des agitations désavoué, tente vainement de créer.
UNE GESTION ORTHODOXE
Tenez! Les comptes de la RVA sont clôturés chaque année après leur
certification par les cabinets d’audit La Pradelle et Strong Nkuvu recrutés par le Gouvernement comme Commissaires aux comptes.
Et ces comptes sont approuvés par le Conseil d’Administration qui, à son tour, les présente à l’Assemblée Générale dirigée par l’actionnaire Unique qui est l’État congolais.
Et comme c’est le cas pour toutes les entreprises publiques, c’est le Conseil Supérieur du Portefeuille qui valide en dernier ressort les comptes annuels des entreprises publiques avant leur publication.
C’est pourquoi le gouvernement Ilunga ne devrait procéder autrement que de vérifier d’abord les rumeurs colportées par les détracteurs du Comité de gestion avant d’envisager toute autre option.Faire le contraire serait naviguer dans un Etat de non droit.
Face à ce qui précède, tout porte à croire que le DG Abdalah sortira de cette fronde sans égratignure. Car les garde-fous placés par l’Etat propriétaire de la RVA et ses partenaires financiers suffisent pour empêcher le Comité de gestion à brader les ressources de l’entrepise. Sinon les indices auraient été relevées par les Cabinets d’audit, le Conseil d’administration ou le Conseil supérieur du Portrfeuille. Et même les partenaires financiers comme la BAD et la BM qui assistent cette régie, auraient stoppé leur assistance financière annuelle.
POURQUOI ALORS DES TUMULTES À LA RVA?
On ne jette des pierres que sur l’arbre qui porte des fruits, dit-on. Signalons que la RVA est l’une des rares sociétés à avoir réussi le processus de la réforme des entreprises publiques enclenchée par l’Etat. Et ce,grâce à la capacité managériale du DG Abadalah Bilenge.
La RVA est l’une des rares entreprises à avoir obtenu des financements tant des bailleurs que du Gouvernement pour financer ses projets grâce à la bonne gouvernance imprimée par son Directeur général.
Jusqu’à présent, les partenaires extérieurs continuent d’assister la RVA à hauteur de 340 millions de $ US en dons grâce à la bonne gouvernance instaurée depuis 2012 par le Comité Bilenge.
Un audit des comptes RVA est réalisé annuellement par ses partenaires financiers ( BAD et BM) comme gage de la continuité de leur assistance.
Il faut signaler que deux autres entreprises du Portetefeuille de l’État ont vu cette assistance s’arrêter net suite à la non satisfaction de condition de la bonne gouvernance exigée par les partenaires financiers.
En outre, faut-il rappeler que la RVA reste aussi l’une des rares entreprises publiques à avoir trouvé le moyen de financer le développement de ses infrastrures aéroportuaires en RDC, grâce à l’imagination de son Directeur général Abdalah Bilenge qui a institué l’IDEF.
Le Gouvernement reconnait aussi sans doute que l’actuel Comité de gestion a sorti la RDC du trou noir en sécurisant tout l’espace aérien du pays.
Au finish, Abdalah Bilenge, moins politique, non conflictuel et un technocrate aguérri, s’affiche comme l’homme solution aux problèmes de la RVA.
La confiance dont il bénéficie de la part aussi bien des Autorités, des partenaires financiers que du personnel suite à ses compétences et à sa loyauté, suscite une crise de jalousie chez les chasseurs de postes. Ces derniers profitent de la crise née du confinement pour tenter de manipuler l’Intersyndicale et la société civile afin d’obtenir la tête de ce mandataire dont le bilan reste plus que reluisant.
Face à tout ce qui précède, on ose croire que le Gouvernement qui tient à relancer l’économie après le confinement, ne se laissera pas distraire par les vendeurs d’illusions.
Martinez NGYALUKA
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
