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RVA : le Dg a.i. Pambu Pambu a éventré le Boa

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Dans un mémo lu devant le DG a.i et DGA de la Régie des Voies Aériennes (RVA), William Pambu Pambu, le vendredi 4 juin 2021, adressé et réceptionné par ministre d’Etat, le ministre du Portefeuille le 2 juin, avec copie pour information au Président de la République, au 1er ministre, aux ministres des Transports et Voies des Communications et celui du Travail, les agents de la RVA dénoncent les actes posés par le PCA Bienvenu Liyota Ndjolu et sollicitent l’application des mesures justes et coercitives pour mettre hors d’état de nuire ce mandataire public qu’ils considèrent comme l’ennemi juré de la politique sociale « le peuple d’abord ».

Prenant acte du courage pris pas les agents, le DG a.i. William Pambu Pambu n’est pas passé par le dos de la cuillère pour dire tout haut ce qui était un tabou autrefois. Selon lui, la pauvreté des agents de la RVA est intelligemment organisée et a pour portes d’entrées les aéroports internationaux et certains aéroports nationaux très actifs, où les ennemis des agents et de la Régie ont placé leurs proches pour minorer les recettes et récupérer le surplus. Pire encore, même le peu qui reste est encore détourné.

Pour que ce système fonctionne, ceux-ci ont mis une ceinture de sécurité qui est le syndicat. Ce dernier est bien traité pour fermer les yeux et protéger le mal. La solution efficace pour mettre fin à ce système est de procéder à une nouvelle mise en place pour que les récidivistes soient mis aux arrêts.

Avec 54 aéroports sur l’ensemble du pays, la RVA constitue une entreprise tentaculaire. Soutenir la RVA, c’est protéger le Congo tout entier, a-t-il fait savoir. Car, il ne faut pas oublier que la RVA s’occupe de la sécurité de l’Etat. La plupart des rébellions à l’est de la République ont été entretenues à travers les aéroports avec l’entrée des armes et l’évasion des ressources. Donc, il faut ouvrir l’œil et le bon.

Autre aspect qu’il faut toujours avoir en tête est que la sécurité personnelle du Président de la République se trouve surtout dans les aéroports. Raison pour laquelle il faut des hommes confiance. C’est ce qui est en train d’être fait conformément à la dérogation de la présidence de la République. Si la Présidence a compris qu’il faut faire quelque chose en urgence tout en respectant la procédure administrative, rien ne peut bloquer la machine, a fait savoir William Pambu Pambu, tout en soulignant que même le PCA avait reçu en copie cette lettre du 21 février 2O21.

Si le PCA Liyota ne veut pas l’application des instructions du Chef de l’Etat, il doit être courageux et s’attaquer au Président de la République qui a fait signer la dérogation et non à l’exécutant William Pambu Pambu. Car, le problème lié à la navigation aérienne n’est pas seulement lié à l’argent mais aussi à un sous-effectif dangereux qui concerne aussi la sécurité et la sureté. Il y a des entités sans agents de surveillance.

 » Le combat à mener concerne tout le monde. Dieu utilise toujours un homme pour faire sortir son peuple de la souffrance et en République démocratique du Congo, cet homme c’est bien le Président Félix Tshisekedi. Quand on élit un chef, en principe, le grand changement vient de son impulsion mais, la matérialisation commence par la base. On ne peut pas aujourd’hui magnifier le Chef de l’Etat tout en restant aveugle à la misère des agents de l’entreprise. Un mandataire public doit marcher à l’ombre du mandataire principal qui est le Président de la République. Seul mandataire élu par le peuple au suffrage universel direct. Certains crient travailler pour ce chef de l’Etat là tout en appauvrissant la population détruisant les entreprises. Ce n’est pas de cette manière que le peuple soutiendra le Président de la République », a-t-il déclaré. Puis d’ajouter : L’actuel DG de la RVA peut quitter son poste aujourd’hui mais, cela sera un gain pour lui. Tant qu’il respectera ce qui est écrit, William Pambu Pambu a dit de ne jamais changer de position.

Economiste de formation et provenant de la Banque centrale, William Pambu Pambu a dit que par rapport aux autres pays, la RVA, entreprise publique, a comme avantage de gérer tous les aéroports et pistes du pays. Cela est une occasion pour l’entreprise d’être scandaleusement riche.

La RVA n’est pas pauvre mais appauvrie par des petits groupes d’individus. Au nombre de neuf membres du Comité de gestion, William Pambu Pambu soutient être le seul qui veut le bien-être des agents et de l’entreprise. Cela ne peut pas l’affaiblir. Nul part le social de l’entreprise n’est considéré comme une priorité et, il ne faut pas garder silence face à cette situation. Il ne faut pas se cacher derrière la crise sanitaire. La situation déplorable au sein de la RVA date d’avant la pandémie de la covid-19.

Yves Kadima/Le Phare

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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