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“Rumba”, patrimoine immatériel de l’humanité : Honneurs aux chroniqueurs musicaux TV !

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C’est depuis le 14 décembre 2021 que la rumba congolaise est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette décision de l’UNESCO a provoqué une joie immense dans le chef des congolais de deux rives.

Les réactions ont fusé de partout. Le President de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a réagi sur twitter en ces termes : ” Ce joyau culturel propre aux deux CONGO est reconnu pour sa valeur universelle “.

Pour sa part, Furaha Catherine, ministre de la Culture et Arts de la RDC, dit que : ” la rumba, c’est notre identité. Sa reconnaissance internationale est une fierté et une richesse “.

De gauche à droite : Kalé Tondo, Manda Tchebwa, Lady Luya Laye Kelaka et Nila Mbungu

Alors l’opinion tant nationale qu’internationale met en exergue le mérite des musiciens seulement, il existe d’autres catégories socioprofessionnelles qui ont travaillé durement pour que cette rumba soit répandue à travers le monde. Dans le lot, il y a les “chroniqueurs musicaux”.

Ces histoiriens du temps présent de la République Démocratique du Congo ont sû donner le meilleur d’eux-mêmes pour que la musique congolaise trouve une place de choix sur l’échiquier artistique national et international.

Des ancêtres à la jeune génération 

Bien entendu, nombreux sont ces chroniqueurs qui ont pû se faire une notoriété dans ce domaine. De manière non exhaustive et non chronologique, nous les citerons, en commençant par les pionniers.

A cet effet, nous prenons comme point de repère, l’année 1966, au cours de laquelle a eu lieu l’inauguration de la télévision nationale, l’Ozrt ( Office zaïrois de radiodiffusion et de télévision).

 

Mama Angebi Ngelebeya, pionnière de la chronique musicale en RDC

Parmi les pionniers, nous rendons un vibrant hommage hommage au duo Mbombila Ngelebeya Marie-Louise, dit Maman Kanzaku et Angebi Engea Marie-Josée, dit Maman Angebi, dans leurs émissions ” Tango ya ba Wendo et Bakolo Miziki “.

Dans ce même registre, nous citons : Lukezo Luansi Émile et Manda Tchebwa avec l’émission l'” Invité de dimanche”, aujourd’hui ” Karibu Variétés”, Lukunku Sampu Benoît et Kayumbi Beia Boniface dans les émissions ” Zaïre N°1, “Variétés Samedi Soir”, ainsi que Mbiyavanga Lengemie, Ilunga Muana Bute wa Mutombo, Mbuyi Bwebwe, etc.,

Outre cette vague, l’opinion doit rendre hommage à Zacharie Bababaswe, Ilela Iyafa Mamie, Kayembe Serge, Yangumba Dieudonné,… qui ont pû prendre la relève avec dextérité.

Lukezo Lwansi, chroniqueur musical ex OZRT( RTNC)

Signalons, en guise de précision, que pendant un long moment, la chaîne nationale avait un monopole dans ce secteur, du fait de l’absence des chaînes privées.

Nous assistons, cependant, aujourd’hui à leur prolifération et en ce moment précis, ce monopole n’existe plus.

Cela a permis l’éclosion de certaines figures talentueuses dans l’univers médiatique congolais.

Nous citons, en guise d’exemple, Paulin Mukendi(Agence Pluriel avec l’émission Face B), Noella Madinga Sona, Naty Lokole Shulungu (Digital Congo TV), Joe Stars Bangato( HD Elengi/CWTV), Papy Mboma (B One TV), Hélène Kalema, Toto Anderson, Charly Musuayimayi (Tkm), Willy Kayembe (VRAI VRAI), Ado Yuwe ( L’Interview), Gisèle Mfuy Penapitra ( CNTV), Isaac Mayi( Grosse caisse/Kin 24), Tony Nkoko ( Succès des stars/RTG@), Virginie Manganga, Yves Abdallah, Fabrice Balsomi, Nadine Turboo, Kabibi Balemo, Chouna Mangondo, Bijou Nsumbu, Arsène Kamango, Nana Boduga, Rosynadine Kabeya, Byby Ndaya, Francoise Milolo, Jacky Ndala,  etc.

En ce moment où l’on fête l’inscription de la rumba par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel, tous ces chroniqueurs doivent être associés à la fête et reconnus comme acteurs majeurs. Des véritables bibliothèques vivantes, ces chroniqueurs de musique sont les seuls à raconter à l’opinion les coulisses de la vie des artistes musiciens.

Lukunku Sampu en compagnie de deux musiciens, Franco Luambo et Simaro Masiya

” Pour avoir accompagné pendant longtemps les artistes, certains parmi eux ont été contaminés par le virus de l’art d’Orphée et sont devenus presque des musiciens, prêts à enregistrer même des chansons…”, a témoigné Pathy Ambroise Tshibamba, impresario et amoureux invétéré de la musique congolaise.

La communauté sera ingrate, si elle ne fait pas quelque chose au bénéfice de cette catégorie professionnelle, en guise de récompense pour le travail abbatu.

Jules KISEMA/Congoprofond.net


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30 juin : Comme une folle envie d’écrire (Tribune d’Alain Claude Christian Djate Yodi, Journaliste-Communicologue)

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Comment écrire et pourquoi écrire ? Ce ne sont pas vraiment des questions que l’on se pose, quand on connait soi-même le plaisir et la richesse de la lecture. Mais c’est le propre de l’homme que de se remettre en question. Ça aide à mieux trouver sa voie.

La date ne peut que m’honorer. Elle est peut-être à la base de cette décision de prendre finalement mon clavier pour commencer à saisir ces mots, après les invectives de mes proches. Nous sommes en effet le 30 juin 2022, et je me suis réveillé dans un état particulier.

Mon tout premier geste en cette journée, a été un tweet. Probablement la rage de voir un pays aussi riche patauger dans un marasme sans nom depuis 62 ans. Les années passent, avancent, et le pays lui, recule. Mon tweet dit que ce 30 juin 2022, jour de commémoration de l’indépendance de mon pays, n’est pas un jour de réjouissances dans les libations. Mais plutôt une journée de réflexion, d’introspection, sur nos réussites, nos échecs, notre avenir comme peuple, ainsi que les responsabilités de tous et de chacun.

Mais alors que je suis en train de coucher ces lignes et qu’il est à peine 08h15, mon voisin a lancé sa sono. Musique quasi à fond, sans respect du jour férié et de la volonté de plusieurs, travailleurs acharnés, de profiter de cette journée fériée avec une bien rare grasse matinée. Non ! C’est la fête de l’indépendance. Que fête-t-il exactement ? L’indépendance ! Quoi de plus évident.

Non, je ne suis pas dans un quartier populeux de Kinshasa. Je suis dans un quartier résidentiel, comme on dit. Mais non, même ici, le calme est rare, les valeurs en totale perdition.

L’exode des valeurs

Ecrire. Tout ce que je peux coucher sur un papier, ce sont mes expériences, le cursus de ma petite vie, qui a eu la grâce de rencontrer du monde de qui j’ai vraiment été enrichi. Ce que j’évite, et cela m’a longtemps retardé, c’est l’étiquetage. Mon pays est un gros supermarché où l’on vous étiquète selon vos opinions. Et comme je ne voulais pas d’étiquettes, je me suis laissé prendre au piège.

Il est pourtant une chose de plus importantes que les étiquettes, ou plutôt, la crainte des étiquettes. C’est la dérive du pays. Et face à cela, nous avons une responsabilité. Celle de parler, d’interpeller. Car les générations à venir nous jugerons, sans complaisance aucune.

Il se déroule une extinction massive des valeurs. Nous sommes devenus un pays à nivellement par le bas. C’est la rue qui pense, et les intellectuels se plient. Déjà, le vocabulaire du quotidien est façonné par la rue. Maintenant, et c’est bien là la pire des choses, c’est le mental collectif qui est façonné par la rue. Le règne massif du ‘’sans foi ni loi’’ nous envahit et nous assiège, nous qui avons pourtant les repères nécessaires pour édicter les lignes directrices nécessaires à l’épanouissement d’une société de valeurs. Pris de court, nous devenons des ‘’voyous instruits’’. Voyous quand il le faut, et instruits non pas quand nous le voulons, mais quand nous le pouvons. Enserrés dans une société sauvage, nous sommes plus voyous qu’instruits, tel que nous l’impose le rythme de la société dans laquelle nous vivons.

Ceux qui craquent fuient. Des citoyens valeureux, au bord de la crise de nerfs, claquent tout un jour pour aller s’installer ‘’ailleurs’’. Qu’importe si c’est dans le grand Nord canadien, avec des températures que n’atteindrait pas une chambre froide.

Le pays se vide de ses citoyens. Les meilleurs partent parce qu’il faut assurer un avenir à sa progéniture : une éducation de qualité, la double nationalité, l’accès aux soins de qualité, le pouvoir d’achat, ou encore la prise en charge sociale En gros, l’accès aux besoins sociaux de base. Ce qui ailleurs est basique, est pour nous ici un luxe.

Que nous reste-t-il alors, à nous qui chaque jour défions la vie en restant dans notre pays ? A nous qui défions la mort tous les jours en côtoyant les ‘’207’’ et autres ‘’Wewas’’ ? A nous qui envoyons nos enfants dans des universités où se vendent les feuilles d’interrogations, nous dont les enfants sont instruits dans des écoles où les salles de classe comprennent 60 élèves pour un enseignant, du reste mal payé ? Nous qui chaque jour vivons les mêmes bouchons, aux mêmes endroits et depuis des années, sans que personne ne réfléchisse à apaiser nos peines en y trouvant des solutions ? Que nous reste-t-il ? Je ne suis pas sûr d’avoir la réponse en posant cette question. Nous devrions peut-être y réfléchir, ensemble. Ce qui est sûr pourtant, c’est qu’il ne nous reste pas grand-chose. Mais avec ce peu, il est possible de faire beaucoup.

L’heure des gens de bien

Il est l’heure que les gens de bien se lèvent. Tous, ensemble. Il est l’heure que tous ceux qui veulent faire du bien à ce pays – et non pas à leurs poches ou à leurs ventres – se rencontrent, se parlent, en dehors de toute structure politique. Car les partis politiques, en plus de prendre le pays en otage, l’ont complètement desservi, bradé et déstructuré. Il est temps que l’on se batte pour le Congo, avec une vision claire, des perspectives réalisables et concrètes. Le danger est à nos portes.

Le danger guette

Imaginez le Congo dans 10, 15 ou 20 ans… Il sera balkanisé. Non pas comme d’aucuns le pensent, en étant découpé comme un gâteau. Non. Il sera balkanisé intellectuellement, culturellement, économiquement, politiquement. C’est en tuant l’éducation et donc l’instruction, en démultipliant les ‘’wéwas’’, en sacrifiant la relève, que nous assurons la balkanisation de ce pays. Et dans 15 ans, quand tout n’aura été que racaille, nous importerons de l’intelligence dans les pays voisins et ailleurs, pour venir diriger ce pays que nous n’aurons pas su conduire. Ce sera la troisième colonisation, et nous vivrons l’apartheid. Voici cette heure vient, et elle est déjà venue.

Je ne vous souhaiterai pas une bonne fête de l’indépendance. Je vous souhaite de la commémorer. Car il sied de se souvenir des sacrifices de sang et d’engagement de ceux qui se sont battus pour l’acquérir. Il sied de prendre conscience que cela a eu coût, pour eux comme pour leurs familles. A eux, à leurs femmes, enfants et autres descendants, j’exprime ma reconnaissance.

Bonne Commémoration de l’Indépendance.

Alain-Claude Christian Djate Yodi

Journaliste-Communicologue

30 juin 2022


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