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Rumba congolaise en prière : M’bilia Bel accidentée à la veille de son concert de Bruxelles
Kinshasa s’est réveillée dans la stupeur ce mardi matin, après l’annonce d’un accident de circulation impliquant la grande dame de la rumba congolaise, M’bilia Bel. La chanteuse, véritable légende vivante, se rendait à l’aéroport international de N’Djili en compagnie de son producteur lorsqu’elle a été victime de ce drame inattendu.
Selon des sources proches, l’incident s’est produit sur l’axe menant vers l’aéroport. Pour l’heure, aucune précision officielle n’a filtré quant à la gravité de ses blessures. L’on sait seulement que l’artiste se trouve actuellement sous observation médicale, une situation qui nourrit une profonde inquiétude parmi ses innombrables admirateurs.
La star de la rumba était attendue à Bruxelles le 20 septembre prochain, où elle devait se produire à la salle La Madeleine. Ce rendez-vous, déjà annoncé comme un grand moment musical, devait marquer une nouvelle étape de sa carrière internationale, toujours rayonnante plus de quatre décennies après ses débuts éclatants auprès de Tabu Ley Rochereau.
Dès la diffusion de la nouvelle, les réseaux sociaux se sont embrasés : fans, artistes et personnalités du monde culturel congolais et africain rivalisent de messages de soutien et d’appels à la prière pour celle que le public surnomme affectueusement la « Cléopâtre de la rumba ».
Dans l’attente d’une communication officielle de son entourage, Kinshasa retient son souffle et espère que cette icône de la musique congolaise retrouvera vite la scène et la chaleur de son public.
Régis NGUDIE/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
