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Route Kin-Matadi-Moanda: les clauses du contrat ACCG, SOPECO et CREC7 passées en revue !
Débuté jeudi 08 décembre dernier, c’est le vendredi 09 décembre 2022 que se sont clôturés les travaux d’évaluation de contrat de concession de la route Kinshasa-Matadi-Mwanda à Kinshasa entre le Ministère des Infrastructures représenté par l’ACGT et le Groupement d’intérêt économique la Société de Péage du Congo (SOPECO) et CREC7.
Durant deux jours, les experts des parties prenantes ont évalué les travaux en cours d’exécution et les perspectives de développement. Ils ont également soulevé la question sur l’évaluation de la dette en faveur du concessionnaire et ont évalué des comptes en recettes et dépenses.
Prenant part active à cette messe, Tobie Kayumbi, Directeur de Cabinet Adjoint du Ministre d’État aux ITP venu représenté sa hiérarchie a, lors de son mot de clôture, salué la tenue de ces assises qui contribuent à l’avancement de la république.
Pour sa part, Nicodème Nzau Nzau, Directeur Général de l’ACGT a indiqué que ces travaux consistaient à passer en revue les clauses dudit contrat, voir également son évolution et planifier les perspectives.
Il vaut mieux de rappeler aussi que la réhabilitation et l’élargissement de la route Kinshasa-Matadi, la réhabilitation et l’entretien de la route route Matadi-Boma et la modernisation de la route Boma-Moanda et le Boulevard Joseph Kabila à Boma ont été également soulevé à cette occasion.
Il est impérieux de signaler la présence de quelques délégations du Ministère des ITP, de l’ACGT, de l’Office des Routes, de l’OVD, de la SOPECO et du Gouvernement provincial de Kinshasa et du Kongo-Central.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit
Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.
L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.
De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.
Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.
Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.
La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
