Société
Route Kimwenza : entre déplacements massifs et une érosion, le quartier Matadi-Mayo appelle à la reprise des travaux suspendus depuis février
À Matadi-Mayo, dans la commune de Mont-Ngafula, les habitants ont exigé, lundi 6 avril, la reprise des travaux sur la route Kimwenza, suspendus depuis février, alors que la zone fait face à une forte érosion et à des déplacements massifs. Des familles ont été contraintes de quitter leurs maisons et l’accès à l’eau est resté perturbé pendant plusieurs mois. Des sources locales évoquent également des pertes en vies humaines, sans bilan officiel confirmé, rapporte un témoignage.
« Les pluies de novembre et décembre 2025 ont provoqué des glissements de terrain et l’écroulement de plusieurs habitations », confie un riverain, rappelant qu’ « une érosion d’abord jugée mineure, liée au ruissellement des eaux domestiques, s’est rapidement aggravée et a menacé les habitations ». Des travaux d’urgence ont été lancés début 2026 par des entrepreneurs chinois, mais le chantier est aujourd’hui à l’arrêt. Les engins ont été retirés, faute de financement public, selon plusieurs riverains.
D’autres habitants signalent aussi l’interruption de chantiers d’infrastructure engagés en février. Après l’aménagement partiel d’une voie, les travaux ont été stoppés brusquement il y a moins de deux semaines. En l’absence d’explications officielles, les riverains demandent la reprise des travaux, le déblocage des fonds et une communication claire des autorités sur les raisons de cette suspension.
Winnie Dina, stagiaire UCC
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
