Provinces
Route Butembo–Beni : face aux embouteillages chroniques, le député Rémy Mukweso propose une circulation en rotation
La route d’intérêt général Butembo–Beni traverse depuis plusieurs jours une grave perturbation de la circulation, avec des embouteillages interminables et des retards qui exaspèrent les usagers. Véhicules légers, poids lourds et motos se retrouvent bloqués pendant des heures, parfois toute une journée, rendant les déplacements pénibles et risqués sur ce tronçon vital pour l’économie du Nord-Kivu.
*Le constat de terrain d’un élu national*
Aussitôt arrivé à Butembo après avoir emprunté lui-même cette route, le député national Rémy Mukweso, élu de la ville, a fait part de ses observations à l’autorité urbaine lors de l’audience de civilités tenue ce vendredi 9 janvier 2025. Pour l’élu, le problème ne réside pas tant dans l’état de la route que dans le comportement des usagers.
Selon lui, la mauvaise conduite de certains chauffeurs, le chargement excessif et anarchique, ainsi que la présence de poids lourds non adaptés à ce tronçon sont à l’origine de nombreux accidents. Des véhicules se renversent, provoquant aussitôt des embouteillages et des pannes en cascade.
*Une solution provisoire : la circulation alternée*
Face à cette situation alarmante, Rémy Mukweso a proposé une circulation en rotation, solution qu’il estime pragmatique et immédiatement applicable. Le principe : autoriser la circulation dans un seul sens à la fois.
– Le matin, les véhicules et motos quitteraient Butembo vers Beni ;
– L’après-midi, ceux de Beni prendraient la direction de Butembo ;
– Le lendemain, le schéma serait inversé.
Une mesure qui, selon lui, permettrait de fluidifier le trafic et de réduire les risques d’accidents.
« Le constat est amer. Nous avons quitté la route à 7 heures du matin et il était déjà 15 heures à notre arrivée. Les gens souffrent inutilement. La route est praticable, mais elle n’est pas adaptée aux gros véhicules. La mauvaise conduite et le défaut de chargement aggravent la situation », a-t-il déclaré.
*Une crise qui s’éternise*
Malgré la gravité de la situation et les cris d’alarme répétés des usagers, aucune solution concrète n’a encore été mise en œuvre par les autorités compétentes. Le dysfonctionnement dure depuis plusieurs jours, plongeant voyageurs et transporteurs dans une errance quotidienne.
*Insécurité à Butembo : un autre sujet d’alerte*
Profitant de son échange avec le maire, le député Rémy Mukweso a également abordé la recrudescence de l’insécurité dans la ville de Butembo. Il a formulé plusieurs propositions et annoncé son intention de rencontrer prochainement le gouverneur de province afin de contribuer à une réponse durable.
Condamnant fermement les actes criminels récents, l’élu a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et promis d’aller à la rencontre de la population pour rendre compte des actions déjà entreprises.
Dalmond Ndungo
CONGOPROFOND.NET
Culture
Bumba : Les associations culturelles NOTAMO, Lihonge la Budja et Isomene Budja suspendues pour atteinte à l’ordre public
L’administrateur du territoire de Bumba, Maître Gabriel Iluku, a ordonné la suspension des activités de trois associations culturelles locales : NOTAMO (Notabilité de la Mongala), Lihonge la Budja et Isomene Budja. La mesure est contenue dans la lettre n°242/002/BUR/AT/BBA/CL…1/2026, signée ce jeudi 15 janvier 2026, et s’applique sur toute l’étendue du territoire de Bumba.
Des faits ayant gravement troublé l’ordre public
Selon l’autorité territoriale, cette décision fait suite à la commission de faits qualifiés d’infractionnels et prémédités, ayant sérieusement perturbé l’ordre public ainsi que les bonnes mœurs. Les associations concernées sont accusées d’avoir mené des pratiques d’incantation fétichiste flagrantes, jugées contraires aux lois de la République.
Le pont Dina, épicentre des incidents
Les faits reprochés se seraient déroulés le 13 janvier 2026, au pont Dina, un site stratégique pour la mobilité et le développement économique de la région. D’après l’administration, ces agissements, menés sous couvert d’activités culturelles, auraient eu pour conséquence de freiner l’action étatique de développement dans cette zone.
Rétablir l’autorité de l’État et préserver la cohésion sociale
Par cette suspension, l’administrateur du territoire affirme sa volonté de préserver l’ordre public, de garantir le respect des bonnes mœurs et de réaffirmer l’autorité de l’État face à toute initiative susceptible de compromettre la paix sociale et les efforts de développement local.

Liévin Molota mo Yambuli/CONGOPROFOND.NET
