Actualité
Rossy Mukendi: 1 an déjà, ses « assassins » toujours en liberté !
Au cours d’une conférence de presse organisé ce samedi 23 février 2019, les mouvements citoyens de la République démocratique du Congo, en particulier celui que dirigeait Rossy Mukendi, demande au président Félix Tshisekedi de sanctionner les auteurs de des assassinats des activistes des mouvements citoyens, entre autres, Rossy Mukendi et Luc Nkulula.
« Célébrer la journée congolaise à la prise de conscience individuelle et collective pour promouvoir l’instauration d’un État de droit et la lutte contre les antivaleurs; exiger le devoir qu’a notre pays de faire des principes qui organisent un État de droit; que justice soit faite, et que les bourreaux de ces crimes soient sévèrement par la rigueur de la loi », telle est la substance de la déclaration lue par Arsène Mukendi, coordonnateur du collectif 2016.
Et d’ajouter: » l’État congolais a en outre bbl’obligation d’instituer officiellement le 25 février comme journée nationale de la lutte citoyenne et de reconnaitre, à titre posthume, Rossy Mukendi ainsi que tous les autres, comme des martyrs de l’accord de Saint sylvestre et de la liberté »
Rappelons que l’activiste Rossy Mukendi a été assassiné le 25 février 2018, lors de la marche citoyenne organisé par le comité laïc de coordination pour exiger les élections et dire non à un troisième mandat pour l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila.
Roberto Tshahe/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
