Actualité
Roland-Garros 2025 : 3 talents d’origine congolaise illuminent la terre battue parisienne
Le Congo qui nous inspire, c’est celui dont le monde entier parle en ce début de Roland-Garros 2025. Trois jeunes athlètes d’origine congolaise brillent cette semaine sur les courts de la Porte d’Auteuil, incarnant la promesse d’un avenir où les talents congolais s’imposent sur la scène mondiale.

Giovanni Mpetshi Perricard, Daphnée Mpetshi et Victoria Mboko se sont tous trois qualifiés pour le deuxième tour du prestigieux tournoi parisien. Un exploit rare, salué tant pour sa performance sportive que pour sa portée symbolique.
Le plus médiatisé du trio, Giovanni Mpetshi Perricard, 20 ans, est déjà considéré comme l’un des espoirs du tennis français. Né à Lyon, il est issu d’une famille congolaise profondément enracinée dans le sport. Il s’est distingué dès le premier tour en dominant son adversaire en trois sets, avec un service redoutable et une puissance qui rappelle les grandes heures du tennis tricolore.

Sa sœur, Daphnée Mpetshi, 17 ans, fait également sensation dans le tableau junior féminin. Dotée d’un jeu offensif et d’une grande maturité sur le court, elle incarne la relève avec autant de détermination que de grâce. Son calme impressionne, sa trajectoire fascine.
Enfin, Victoria Mboko, 18 ans, complète ce trio. Née à Charlotte (Caroline du Nord) en 2006, cette joueuse canadienne est la fille de Cyprien Mboko et Godee Kitadi, tous deux originaires de la République démocratique du Congo. Installée à Toronto depuis l’enfance, Victoria reste profondément attachée à ses racines congolaises. Elle l’affirme avec fierté et ambition : « Mon rêve, c’est de jouer un jour devant un public congolais. »

Au-delà de leurs performances, ces trois parcours incarnent une diaspora congolaise dynamique, résiliente, et désormais visible dans des arènes mondiales autrefois inaccessibles. Roland-Garros 2025 restera sans doute comme le tournoi où le Congo-par ses enfants, par ses talents-a conquis la terre battue.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
