Connect with us

À la Une

Ricky Tulenge dans V.Club : le transfert qui fait jaser !

Published

on

Aperçu le mardi 27 août à l’entraînement de l’AS V.Club de Kinshasa au stade des Martyrs avec le dossard 27, Ricky Tulenge aurait signé un contrat de 2 ans avec le club vert et noir de la capitale.

Alors qu’il y a deux mois, le même Tulenge avait quitté DCMP, l’éternel rival de son nouveau club, pour s’engager avec le club marocain de Difaa El Jadida. le même Les images ont circulé partout dans le monde et le footballeur a même participé à la préparation de cette équipe marocaine en Turquie.

Pendant que l’AS V.Club poursuit des démarches pour conclure son dossier, le club marocain a appris que son joueur est à Kinshasa avec un autre club. Il a ainsi haussé le ton en menaçant de saisir la FIFA. « La direction de l’équipe D’El Jadida confirme qu’elle a commencé toutes les questions juridiques concernant l’attaquant congolais Ricky Tulenge.

L’équipe D’El Jadida a signé un contrat professionnel pour l’attaquant congolais de quatre ans. Le joueur a participé à un groupe d’entraînement en compagnie de l’équipe, ainsi que les nouveaux groupes de la Turquie et de la Turquie », peut-on lire dans un communiqué de Difaa.

Ricky Tulenge s’entraînant avec ses nouveaux coéquipiers dans l’As V-Club

La réplique n’avait pas tardé du côté de la direction de communication de l’AS VClub, les verts noirs précisent que les Marocains n’ont pas respecté les clauses. Ils lui ont fait signer le contrat sans pourtant donner l’argent. « Le joueur était là depuis longtemps au Maroc. Ils l’ont fait signer sans avoir versé la somme réclamée. Le salaire lui promis n’était qu’un simple mensonge. La preuve jusqu’à ce jour-là FECOFA n’a pas envoyé le CTI (certificat de transfert international) du joueur », réplique la direction de coordination de VClub.

Et de poursuivre : « Ils ont brandi le contrat oui, mais qu’ils brandissent aussi les bordereaux de frais de transfert et on discutera avec eux. Nous étions déjà à la FECOFA après l’entraînement d’aujourd’hui donc il n’y a rien. Tulenge est dans V.Club. Et lui-même n’est plus d’accord avec Diffaa vu leur mensonge ».

Cette affaire est donc loin d’être terminée. Le meilleur joueur de la Ligue nationale de football en 2018 doit encore patienter s’il veut jouer avec VClub ou bien retourner au Maroc. La Jurisprudence Trésor Mputu avec Kabusporp et Mazembe devrait interpeller les deux camp.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité

Published

on

Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.

Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante

Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.

Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.

Les failles du système judiciaire actuel

Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.

La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.

Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.

Les conditions d’une justice crédible

Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.

Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.

Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.

Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.

Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading