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RGPH2 : à Kinshasa, Guylain Nyembo rassure sur le déploiement de la cartographie à Goma et Bukavu malgré l’occupation rwandaise
Le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya, a rassuré lundi 28 septembre 2026 sur la poursuite du déploiement de la cartographie du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), y compris à Goma et Bukavu, malgré l’occupation de certaines zones de l’Est de la RDC. Il s’exprimait lors d’un briefing presse consacré à la préparation du recensement, organisé autour du thème : « RGPH2, 42 ans après : Où en est-on avec la préparation du recensement et comment la population peut-elle y contribuer ? ».
Selon Guylain Nyembo, la cartographie constitue une étape essentielle pour répertorier les bâtiments et les ménages sur l’ensemble du territoire national et permettre une meilleure planification du dénombrement. « Les Congolais de Goma et Bukavu sont pleinement concernés par le recensement. Ce n’est pas l’occupation du Rwanda et ses supplétifs qui va nous empêcher de déployer notre cartographie », a-t-il assuré. À Kinshasa, les cartographes ont déjà été recrutés, équipés et déployés sur le terrain, tandis que certaines provinces sont encore à l’étape des enregistrements.
Sur le plan opérationnel et budgétaire, le ministre a indiqué que les dernières formalités sont en cours, avec un budget estimé à 192 millions de dollars américains. Il a également souligné que le personnel recruté est constitué notamment de jeunes locaux, afin de favoriser la proximité et l’adaptation aux réalités sociales. « Le personnel recruté [l’a été] avec transparence sur base des candidatures et ce sont des locaux, ce sont des jeunes, ça règle la question de la proximité, d’adaptation sociale. Le déploiement est en train d’être fait », a-t-il expliqué.

La situation dans les zones sous occupation constitue toutefois un défi particulier. Le gouvernement prévoit, selon Guylain Nyembo, de combiner les méthodes classiques avec les outils technologiques afin de garantir des estimations aussi fiables que possible. « Toutes les précautions sont prises. Nous travaillons sur les mêmes mécanismes qui ont conduit à la réalisation des titres de l’État à l’est », a-t-il déclaré, ajoutant que la RDC est accompagnée par les Nations unies dans cette opération. « Nous prévoyons qu’au pire des cas, s’il y a vraiment une difficulté pour arriver à réaliser ça de manière rapide, nous avons la technologie de dernier prix », a-t-il poursuivi.
Le RGPH2 doit notamment permettre de disposer de données fiables pour orienter les politiques publiques. Le ministre a insisté sur l’importance pour chaque ménage de participer au recensement, qui doit d’abord permettre de s’assurer que les bâtiments et les personnes sont correctement répertoriés. « Pour que je sois mieux pris en charge, il faut que je sois recensé », a-t-il souligné, citant notamment les besoins en écoles, en infrastructures routières et en vaccination. Le processus doit se dérouler en trois grandes phases : la phase préliminaire, consacrée à la mise en place des structures, la phase préparatoire avec le dénombrement exhaustif, puis l’analyse des données collectées.
Exaucé Kaya