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Révolte au Stade des Martyrs : les agents mettent le feu aux pneus et réclament 12 mois de salaires impayés
La tension est montée d’un cran ce lundi matin au Stade des Martyrs, alors que des agents en colère ont manifesté leur ras-le-bol en brûlant des pneus à l’intérieur de l’enceinte mythique de Kinshasa. À la base de cette fronde : 12 mois de salaires impayés et un silence assourdissant de leur hiérarchie.
« Nous travaillons sans être payés depuis une année. Nos familles souffrent pendant que le ministère nous ignore », dénonce un agent rencontré sur place.
Des travailleurs du stade ont participé à ce mouvement de protestation, bloquant temporairement l’accès aux installations sportives.
Dans un geste fort, les agents ont également retiré eux-mêmes les panneaux publicitaires de la société de télécommunication Vodacom, accusée par les manifestants de n’avoir pas honoré ses engagements financiers envers le stade. « Nous exigeons le retrait immédiat de toute publicité Vodacom ! Cette entreprise doit de l’argent, et personne ne dit rien », s’indigne un autre agent.
La situation choque d’autant plus que, selon les manifestants, le ministère des Sports aurait récemment débloqué plusieurs millions pour soutenir des clubs en Europe, pendant que ses propres agents sont abandonnés à la misère. « Ce deux poids, deux mesures est inacceptable. On finance l’extérieur alors que les infrastructures locales s’effondrent ! », fustige un agent
Face à cette explosion de colère, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée en début d’après-midi. Mais sur les réseaux sociaux, l’indignation grandit et de nombreux Congolais expriment leur solidarité avec les agents du stade.
La crise sociale au Stade des Martyrs, fleuron du sport congolais, révèle une fois de plus les défaillances structurelles de la gestion publique. Reste à savoir si les autorités vont enfin prêter une oreille attentive à ces cris de détresse.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
