Politique
Révision ou changement de la Constitution : Le juriste Justus Tshikona préconise un « Dialogue citoyen et non politicien » à Nkamba « Nouvelle Jérusalem »
Maître Justus Tshikona Kanupabu voit d’un mauvais œil, la modification ou le changement de la constitution évoqué récemment par le Président de la République, Félix Tshisekedi, devant la diaspora congolaise à Bruxelles.
Dans un entretien avec CONGOPROFOND.NET, ce dernier estime qu’il est dangereux de débattre sur le sort de “notre Constitution”, avant d’organiser un dialogue uniquement et véritablement citoyen en République démocratique du Congo.
Pour cet acteur sociopolitique, l’heure est à la quête d’une véritable cohésion nationale et un dialogue des vérités profondes sans lesquels tout voyage vers une quelconque nouvelle République serait périlleux et non producteur d’un véritable contrat social entre tous les citoyens congolais ( Gouvernants comme gouvernés, pouvoir comme opposition, sociétés civiles et classe politique) et pour des programmes audacieux digne d’une grande Nation solution aux problèmes auxquels le monde actuel est confronté.
Me Justus TSHIKONA s’oppose à tout dialogue politicien en RDC. » C’est inutilement budgetivore et une redondance de trop, non porteur du véritable changement voulu et attendu par les congolais« , a-t-il martelé.
Dans la même veine, cet avocat pense que c’est prématuré et irresponsable d’aborder le débat sur le sort de la Constitution du 18 Février 2006.
«Je suis inquiet et désagréablement surpris de constater que l’opinion soit prématurément gagnée par un débat dangereux sur le sort de la Constitution en vigueur. Nous pensons qu’en ce moment, le peuple congolais a plus besoin de se mettre sous l’arbre à palabres et avoir un dialogue qui calmerait les esprits et servir de cadre à la redéfinition de nos aspirations communes en tant que Peuple d’une même Nation», a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « À cet ère du Verseau où l’humanité entière va se tourner vers l’Afrique en général et le Grand Congo pour tenir face aux changements globaux, il va de soi que le Peuple Congolais doit se doter d’un système de Gouvernance digne de sa grandeur et d’une République gérée par un nouvel ordre politique», appuie le juriste.
Me Justus Tshikona signe et persiste sur la tenue imminente d’un dialogue Citoyen en RDC, réunissant les congolais dans la Cité de Nkamba, Nouvelle Jérusalem, et qui se fonde sur les valeurs culturelles ancestrales ainsi que les principes spirituels originels et endogènes à la République Démocratique du Congo.
Elyane Mukuna/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
