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Analyses et points de vue

Révision de la constitution : L’église des enfants de Dieu sur la Terre dit « OUI », conditionnel au respect de la dignité humaine

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Le débat sur la révision ou le changement de la constitution en République démocratique du Congo prend de l’ampleur à mesure que des voix s’élèvent à travers le pays pour soutenir ou s’opposer à une réforme de cette nature.

Dans ce contexte, « l’Église des Enfants de Dieu sur la Terre », dirigée par le pasteur Célestin Mufike, a exprimé son avis sur la question de manière claire et conditionnée.

En effet, bien que l’église se montre favorable à la révision de la Constitution, elle formule une exigence fondamentale à l’égard du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi : la fin du système de stationnement devant le drapeau à chaque fois qu’il est remonté.

Cette pratique, selon le pasteur Mufike, n’est pas conforme aux principes de dignité humaine et ne doit pas être imposée, notamment aux membres de l’église.

Dans une déclaration publique, le pasteur Célestin Mufike, responsable de l’église, a expliqué que l’Église soutient la révision de la Constitution dans la mesure où celle-ci pourrait apporter des améliorations et des clarifications sur les questions politiques, sociales et économiques essentielles à la stabilité du pays.

Cependant, il a souligné que cette révision doit être accompagnée d’un respect accru de la dignité humaine, notamment dans le cadre des protocoles et des cérémonies publiques.

Le pasteur Mufike a précisé que la pratique du «stationnement devant le drapeau» à chaque fois qu’il est remonté, telle qu’elle est observée dans certaines cérémonies officielles, doit être immédiatement abandonnée. Selon lui, cette pratique est perçue par de nombreux Congolais, et en particulier par les Chrétiens, comme «une atteinte à la dignité des individus».

« Nous disons OUI à la révision de la Constitution, mais il est impératif que le chef de l’État mette fin à cette pratique de stationnement devant le drapeau, qui ne correspond pas aux principes fondamentaux de dignité humaine auxquels nous croyons fermement. Ce n’est pas propre aux enfants de Dieu et cela ne doit pas être une exigence pour quiconque», a déclaré le pasteur Célestin Mufike.

Le pasteur a ajouté que cette pratique est perçue comme une manière d’imposer une forme d’humiliation publique, contraire aux valeurs chrétiennes et aux principes de respect mutuel qui devraient prévaloir dans toute société démocratique.

Il a également souligné que l’Église des Enfants de Dieu sur la Terre n’est pas seule à remettre en question cette pratique, précisant que de nombreux Congolais, quelle que soit leur appartenance religieuse ou politique, partagent cette inquiétude.

Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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