Politique
Révision de la constitution : Le Professeur Mbata réitère sa confiance en Félix Tshisekedi pour répondre aux attentes du peuple
Le secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation, André Mbata, s’est exprimé, ce mercredi 25 décembre, face à la presse à Kananga, au sujet du projet de révision constitutionnelle initié par le président Félix Tshisekedi.
Le speech du constitutionnaliste devant
de la presse, a eu lieu, après une messe célébrée à la paroisse Saint-Clément, dans le cadre des festivités de la nativité.
Dans son allocution, le professeur Mbata a tenu, à rappeler que le président Félix Tshisekedi, réélu d’il y a moins d’un an avec plus de 70 % des voix, bénéficie d’une légitimité incontestable.
Selon lui, « ce soutien populaire constitue une base solide pour faire accepter le projet de révision constitutionnelle à la population ».
« Le peuple qui a réélu Félix Tshisekedi avec plus de 70% de voix, Félix Tshisekedi ne va pas être mis en difficulté pour mener à bien ce projet essentiel », a martelé le secrétaire permanent de l’Union Sacrée.
André Mbata, a souligné que la révision de la constitution est une démarche souveraine et, est entièrement entre les mains du peuple congolais.
À lui de rappeler également que : « le président de la République a déjà amorcé des réformes importantes en adéquation avec les attentes de la population ».
Le professeur André M., a profité de cette occasion pour évoquer les réalisations phares du président Tshisekedi dans le Grand Kasaï, parmi lesquelles, la route Kalamba-Mbuji, un projet stratégique pour désenclaver la région, les travaux d’électrification avec la construction des barrages de Mbombo et de Katende, cruciaux pour le développement de la région.
Il a conclu en réitérant la confiance qu’il place en Félix Tshisekedi pour répondre aux attentes du peuple. Il a appelé, enfin, les Congolais à prendre leur mal en patience et à soutenir le président qui, a encore de nombreux projets à réaliser dans son mandat.
« Le chef de l’État reste attentif aux besoins de la population. Il a prouvé son engagement par ses actions et continuera à œuvrer pour le bien-être du pays », a-t-il affirmé.
Le discours du Professeur André Mbata, intervient dans un contexte où les débats autour de la révision constitutionnelle suscitent des réactions variées.
Cependant, pour l’Union Sacrée de la Nation, cette tentative de la réforme constitutionnelle reflète la volonté de renforcer les institutions et de bâtir un avenir meilleur pour la République démocratique du Congo.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
