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Révélation accablante du Colonel Mukalayi : John Numbi avait sorti 40.000 USD pour l’assassinat de Chebeya !
Le colonel Daniel Mukalayi, comparaissant à titre de renseignant, mercredi 20 octobre à l’audience publique du procès du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, a fait des grâves revelations sur le Général Jhon Numbi, présumé auteur de cet double meurtre.
Le colonel Daniel Mukalayi a témoigné avoir été au courant de la planification depuis longtemps de l’assassinat de Chebeya et l’argent était déjà sorti pour cela. D’après cet officier de la police, c’est exactement la somme de 40.000 USD qu’il a entendue de la part des exécuteurs de cette sale besogne.
Les policiers Jacques Mugabo et Doudou Ilunga l’ont chargé et ont affirmé avoir enterré Bazana dans une parcelle du général Zelwa Katanga Djadjidja à Mitendi.
Tout en rejetant sa participation à ce double crime, Daniel Mukalayi traite le général John Numbi d’un ‘’malicieux’’, qui a voulu lui faire porter le chapeau en contrepartie de l’argent qu’il aurait refusé.
Selon l’avocat des parties civiles, Peter Ngomo, il s’agit d’un crime d’Etat.
Accusé d’avoir entretenu un cimetière dans sa parcelle, où serait enterré Bazana, le général Zelwa Djadjidja ne reconnait rien. ‘’Faux’’, retorquent les parties civiles.
Le policier Jacques Mugabo a créé une surprise et un émoi auprès des juges et à l’assistance à l’audience publique de ce mercredi 13 octobre devant la Haute Cour militaire à la prison militaire de Ndolo.
Dans les moindres détails, le policier Jacques Mugabo raconte et décrit les circonstances du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana le 1er juin 2010 dans les installations de l’inspection générale de la police nationale congolaise.
« J’ai participé à leur mise à mort. Après les avoir tués, nous avions acheminé le corps inerte de Chebeya à bord de sa voiture que nous avions abandonné au bord de la route vers Mitendi. Et le corps de Bazana, nous l’avions enterré dans la ferme privée du général Djadjidja. Tout se faisait sur ordre de Christian Ngoy Kenga Kenga, de qui je répondais au sein du bataillon Simba, sous l’autorité de John Numbi et Daniel Mukalayi. Après le crime, nous sommes allés à la résidence de Mukalayi pour fêter et chacun des meurtriers a été récompensé de 50 USD », a-t-il témoigné.
Christian Ngoy Kenga Kenga est resté dans sa cellule, refusant de comparaître.
Rappelons que plusieurs hautes personnalités du pays déjà décédées ont été citées par Mukalayi dans ce qui s’est passé le 1er juin 2010 à la police.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Affaire Rebo Tchulo : Un militaire livre un témoignage troublant devant la justice
Le procès impliquant l’artiste congolaise Rebo Tchulo a connu un nouveau développement avec l’audition d’un militaire cité dans cette affaire. Devant le tribunal militaire, ce dernier a apporté sa version des faits, dans une procédure qui continue de susciter un vif intérêt de l’opinion publique.
Cette nouvelle étape judiciaire intervient alors que plusieurs témoins sont appelés à éclairer les circonstances des événements faisant l’objet des poursuites.

Un témoignage scruté par le tribunal
À la barre, le militaire a été interrogé sur son implication présumée et sur les relations qu’il entretenait avec les différents protagonistes du dossier. Son témoignage, parfois marqué par des zones d’ombre et des précisions apportées aux questions des juges, a retenu l’attention des parties au procès.
Les débats ont notamment porté sur les faits reprochés et sur le rôle qu’aurait joué chacun des acteurs cités dans cette affaire.
Une procédure qui suit son cours
La comparution de ce témoin s’inscrit dans la phase d’instruction du procès, où le tribunal cherche à établir les responsabilités éventuelles de chaque personne impliquée. Les avocats de la défense comme ceux des parties concernées ont eu l’occasion de poser leurs questions afin de confronter les différentes versions.
Les audiences devraient se poursuivre avec d’autres témoignages et la production d’éléments susceptibles d’éclairer davantage les juges.
Une affaire très suivie
Depuis son ouverture, le dossier Rebo Tchulo attire une forte attention médiatique et suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique. Toutefois, conformément aux principes de la justice, les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision judiciaire définitive.
Le tribunal poursuivra l’examen du dossier lors des prochaines audiences avant de se prononcer sur les faits qui lui sont soumis.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
