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Retro An 1 Gouvernement Ilunkamba : Sele Yalaghuli face à la situation inédite de gratuité de l’enseignement

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Comme pour le secteur de la Santé avec l’avènement de la Covid-19, le ministre des Finances José Sele Yalaghuli a eu, durant la première
année de sa gestion, la particularité de gérer, dans le secteur de l’Education, des situations inédites. Il s’agit particulièrement du
financement de la gratuité de l’enseignement de base qu’aucun de ses
prédécesseurs n’avait eu à gérer auparavant. Et ce, dans le contexte d’une crise économique sans précèdent !

Ici aussi, convient-il de souligner, les fonds alloués aux
établissements publics d’enseignement de base devraient obéir au principe de stabilité du cadre macro-économique qui veut
principalement qu’on ne dépense que ce qu’on a.

Avec la suppression des dépenses superfétatoires, favorisée par le
consensus politique, l’argentier de la RDC a mis à la disposition du ministre de l’EPSP des fonds destinés au fonctionnement de toutes les Écoles répertoriées à travers le pays et à la prise en charge des enseignants de ces mêmes écoles, autrefois totalement entretenus par
les parents d’élèves.

Dans l’ensemble, le coût global pour assurer la gratuité de
l’enseignement au niveau du primaire dès la rentrée scolaire 2019-2020 en RDC s’élèverait à plus de 4 225 milliards de Francs congolais par
an, soit près de 2,6 milliards USD. Ce montant été communiqué, le
samedi 24 août 2019, à l’issue de la table ronde sur la gratuité de
l’enseignement qui s’est tenu ici à Kinshasa.

Pour ainsi rendre effectif cette gratuité, outre la volonté politique affichée par le chef de l’Etat, les experts et autres intervenants dans le secteur éducatif congolais ont notamment recommandé au
gouvernement congolais une bonne prise en charge des enseignants non payés et de nouvelles recrues, mais aussi d’améliorer le salaire de
tous les enseignants. Il a aussi proposé la généralisation et la
revalorisation des frais de fonctionnement à toutes les écoles d’éducation de base.

Concernant les mécanismes du contrôle de l’utilisation de ces fonds, il convient de souligner qu’ils restent les mêmes. Question non seulement de s’assurer si chaque école en droit d’en bénéficier en a
effectivement reçu, et s’ils sont utilisés correctement, mais aussi de disposer d’un rapport fiable et complet susceptible de permettre au ministère des Finances de rendre compte devant l’autorité budgétaire.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET