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Retenues des salaires : le pasteur Kiziamina et les enseignants de l’Institut Kiziamina à couteaux tirés !

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Les enseignants de l’Institut Kiziamina, une école conventionnée de l’Eglise du Réveil, situé sur l’avenue Bosenge à Kalamu accusent leur ancien promoteur, Jean Oscar Kiziamina, de ponctionner leurs salaires malgré l’interdiction du ministre de l’EPST.

Ces retenues sous la forme de contribution aux efforts des constructions sont effectuées lors des opérations de paie.

 » A chaque paie, nous cotisons 20 dollars américains, soit 40.000 FC, pour payer le loyer et 10 dollars américains, soit 20 000 FC pour le compte de l’évangéliste Jean Oscar Kiziamina. En tout, c’est 30 dollars américains, soit 60 000 FC de contribution à chaque paie et c’est lourd et douloureux », dénonce un enseignant qui a requis l’anonymat.

Les enseignants disent s’être désengagés avec leur ancien promoteur dès lors qu’ils ont pris le loyer en charge, les bancs d’élèves étant un don de la fondation Vodacom.

*La réplique*

Contacté, ce mercredi 23 Juin, au siège de son église à Yolo à Kalamu, par notre rédaction, Jean Oscar Kiziamina confirme ces retenues et s’explique.

 » C’est moi qui ai la garantie locative à l’ordre de 3000 dollars américains et c’est moi qui ai mené des démarches administratives pour que cette école soit mécanisée par souci du personnel enseignant qui y travaille. Je me suis arrêté à cela. Les enseignants eux-mêmes, et cela à mon insu puisque je me trouvais je crois en Europe, se sont convenus de contribuer 10 dollars américains à chacun pour moi. Cela n’a jamais été une obligation, car ils se sont entendus eux-mêmes, à mon absence. Ils sont, je crois autour de 20 et 200 dollars américains ne représentent rien pour moi. Je ne leur ai jamais obligé quoi que ce soit », rétorque Jean Oscar Kiziamina.

Concernant le vrai propriétaire des bancs d’élèves, Jean Oscar Kiziamina botte en touche la version des enseignants et dit : » Ces bancs d’élèves m’appartiennent puisque Vodacom avait fait un don à la fondation Kiziamina et non à l’Institut Kiziamina et je les récupérerai d’un moment à l’autre ».

Et de poursuivre : » je leur ai dit d’arrêter la fameuse contribution dès ce mois. J’attends la fin de l’année et j’en ai parlé à la coordination de l’Eglise du Réveil pour fermer cette école. C’est moi qui ai le contrat de bail et c’est moi qui ai payé la garantie locative. Je vais résilier ce contrat à la fin de l’année et la coordination devra trouver une solution pour les élèves et enseignants. Nous pensions contribuer, de notre manière, à l’effort du Chef de l’Etat sur la gratuité de l’enseignement, mais ces enseignants font preuve de mauvaise foi », tranche-t-il d’un ton ferme.

Les enseignants disent attendre la paie de Juin pour voir si leurs salaires ne seront pas ponctionnés.

Cette situation gangrène les écoles de l’Eglise dite de Réveil dont la coordination est constituée des écoles privées mécanisées sans qu’il y ait une base légale sur les droits des promoteurs ayant cédé leurs écoles à l’État congolais et cela est à charge des enseignants.

A noter que le 15 Juin dernier, le ministre de l’EPST, Tonny Mwaba Kazadi, avait adressé un réquisitoire à sa collègue de la Justice et Garde des sceaux afin d’instruire les procureurs généraux pour poursuivre surtout les chefs religieux des écoles conventionnées qui retiennent à la source ou lors des opérations de paie des salaires des enseignants sous la forme de contribution aux efforts des constructions, dîmes, offrandes et autres cotisations.

Saint Yannick/TOPDIRECT.NET

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Atteintes à l’autorité de l’État : Le gouvernement congolais annonce des poursuites jusque…dans la diaspora !

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Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la RD Congo Guillaume Ngefa Atondoko a haussé le ton ce lundi 11 mai 2026. Dans un communiqué sans ambiguïté, il condamne avec la plus grande fermeté les propos outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants visant le Président de la République Félix Tshisekedi dans l’espace numérique.

Des publications intervenues notamment après la conférence de presse présidentielle du 6 mai dernier, et que le gouvernement refuse d’assimiler à un simple exercice de la liberté d’expression. Au regard du droit pénal congolais, ces comportements constituent des infractions clairement qualifiées, attentatoires à l’autorité de l’État et à la cohésion nationale. Le garde des Sceaux rappelle que le Président, garant de la Constitution et de l’unité nationale, bénéficie d’une protection juridique renforcée.

En conséquence, les autorités judiciaires ont reçu l’injonction de déclencher immédiatement l’action publique, y compris pour identifier et interpeller les auteurs basés à l’étranger. Le ministre met en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques visant à inciter à la haine ou à troubler l’ordre public, assurant que ces actes feront l’objet de poursuites systématiques.

Le message est clair : le ministère de la Justice entend « assurer le respect de l’autorité de l’État » et « assainir le cyberespace national ». Force demeure à la loi, conclut le communiqué, signe que Kinshasa passe désormais à la phase répressive dans la régulation des discours numériques.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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