Sports
Réseau des parlementaires sportifs : Favorable aux réformes sportives, Serge Chembo Nkonde plaide pour l’application des résolutions des états-généraux de Mbuela Lodge
L’état actuel des sports en République Démocratique du Congo préoccupe au plus haut point le député national Serge Chembo Nkonde. L’élu de Sakania apporte un indéfectible soutien aux réformes des sports en République démocratique du Congo, pour ériger les bases solides de la Renaissance de ce secteur dans toutes les disciplines confondues.
» Nous sommes préoccupés par la santé des sports en République Démocratique du Congo. Voilà pourquoi nous apportons notre indéfectible soutien à la réforme de ce secteur dans notre pays. Dans cette logique le ministre des Sports, Didier Budimbu, a notre accompagnement… », déclare l’ancien ministre des Sports.

Pour l »homme de l’équilibre », la réussite des réformes des sports dans notre pays passe par la matérialisation des résolutions des états-généraux des sports organisés à Mbuela Lodge, au Kongo central, sous le haut patronage du président de la République Félix Tshisekedi au mois d’août 2022.
S’exprimant sur la nécessité d’application des résolutions des états-généraux des sports, le précurseur de ces assises souligne que 6 Commissions avaient, en son temps, abattu un travail de titan en menant le diagnostic profond sur les sports, apportant des recommandations à même de faire renaître les sports en général.
Notons que, sous le haut patronage du président de la République Démocratique du Félix Tshisekedi, le député national Serge Chembo Nkonde à l’époque ministre des sports, a eu le privilège de tenir en 2022, au mois d’août à MBUELA LODGE, un grand Forum avec comme conséquences positives : la formulation des recommandations par 6 commissions dont :
– l’évaluation des États Generaux des sports de l’année 2008.
– La politique sportive nationale et programme national de développement du sport ;
– Formation, professionnalisation, financement, marketing et sponsoring ;
– Application et propositions des amendements de la loi sportive n 11/023 du 11 décembre 2011;
– Infrastructures et équipements sportifs ;
– Stratégies relatives à la promotion des sports et du fonctionnement des structures d’appui au mouvement sportif. Les assises qui ont permis à la centaine de participants de réfléchir sur les voies et moyens pour relever ce secteur de la vie nationale.
En sa qualité du président de réseau des parlementaires Sportifs congolais, le député national Serge CHEMBO NKONDE plaide également sur l’adoption de la loi sportive et les résolutions des États généraux des sports par le parlement.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
