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Politique

Représentation ou figuration ? L’urgence d’un sursaut qualitatif au Parlement congolais

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Alors que la RD Congo fait face à des défis sécuritaires et humanitaires d’une ampleur inédite, l’entrée en matière de la législature 2023-2028 laisse perplexe. Au-delà de la nécessaire et louable cohésion institutionnelle entre le bureau de l’Assemblée nationale, celui du Sénat et l’Exécutif – une stabilité politique qu’il convient de saluer –, ce sont les fondements mêmes du travail parlementaire qui semblent vaciller.

Le citoyen observateur cherche en vain la profondeur analytique dans les débats ou l’émergence de figures marquantes par leur apport législatif. Le Parlement donne l’impression inquiétante de fonctionner en pilotage automatique, où la quantité de textes déposés prévaut sur la qualité des réflexions, laissant les questions structurelles du pays en suspens. Nous avons l’impression de vivre un très vieux théâtre connu de tous.

Cette vacuité intellectuelle est d’autant plus frappante qu’elle est incarnée par le quasi-anonymat des députés censés incarner la souveraineté populaire. À l’heure où nous parlons, combien de citoyens peuvent-ils citer le président d’une commission permanente autre que celle des Finances ou de la Défense ? Qui connaît réellement les rapporteurs des textes fondamentaux qui engagent l’avenir du pays ?

Ce vide est révélateur d’une crise de vocation : trop de parlementaires se comportent encore comme de simples courroies de transmission administratives, sans jamais se distinguer par une expertise ou une audace particulière. La mandature actuelle peine à produire ces “grandes plumes” ou ces fins connaisseurs des dossiers capables de rivaliser avec la technostructure gouvernementale.

Cette pauvreté ou absence de talents, c’est selon, a ainsi transformé les commissions parlementaires en simples chambres d’enregistrement plutôt qu’en véritables laboratoires de la loi. Enfin, le fossé se creuse davantage entre les attentes populaires et l’impact réel du contrôle parlementaire. L’interpellation des ministres et des mandataires publics, mécanisme noble de la démocratie, est devenue un exercice trop souvent stérile.

Les questions orales avec ou sans débat, les missions de contrôle, se succèdent sans jamais produire d’effets contraignants. On interpelle pour la forme, on auditionne pour la presse, mais rares sont les cas où ces démarches aboutissent à des sanctions, des révocations, ou des améliorations tangibles dans la gestion de la chose publique. Ce manque de suite donne l’impression désastreuse d’un Parlement impuissant, ou pire, complice par son silence.

La qualité de l’entente avec l’exécutif, si elle est précieuse pour la stabilité, ne saurait justifier l’abdication de la mission première du législateur : contrôler et produire une loi utile. Il est temps que les députés et sénateurs de cette mandature sortent de l’ombre pour se hisser à la hauteur des sacrifices du peuple congolais.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

À la Une

APEC : Honoré Jukayi officialise son engagement aux côtés de Louis Watum Kabamba lors d’une mobilisation géante à Kinshasa

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L’Action des patriotes pour l’émergence du Congo (APEC) a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’implantation nationale. À l’occasion d’une grande matinée politique organisée samedi 13 juin 2026 à l’Échangeur de Limete, à Kinshasa, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a officialisé son adhésion au parti sous la conduite de son autorité morale, Louis Watum Kabamba.

Une mobilisation politique d’envergure

Cette rencontre politique, organisée dans le cadre de la campagne nationale d’adhésion massive de l’APEC, a rassemblé de nombreux cadres, militants et sympathisants venus de différentes provinces du pays. L’objectif était de consolider les bases du parti et de renforcer sa présence sur l’ensemble du territoire national.

Parmi les personnalités présentes, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba, président fédéral de l’APEC au Kasaï-Central, s’est distingué par sa participation active aux différentes séquences de cette matinée politique.

Louis Watum Kabamba au cœur de la cérémonie

L’un des temps forts de la manifestation a été l’arrivée de l’autorité morale du parti, Louis Watum Kabamba, chaleureusement accueillie par une foule enthousiaste. Dans son intervention, la direction du parti a réaffirmé sa volonté de bâtir une formation politique solidement implantée à travers le pays et capable de porter un projet de développement pour la République démocratique du Congo.

La cérémonie a également été marquée par l’adhésion officielle de plusieurs responsables fédéraux, symbole de la dynamique de croissance que connaît l’APEC.

Honoré Jukayi reçoit les insignes du parti

Moment particulièrement symbolique de cette journée, Honoré Jukayi Omfuanganayi Kalamba a reçu des mains de Louis Watum Kabamba l’écharpe et le képi aux couleurs de l’APEC. Ce geste a consacré son engagement officiel au sein de la formation politique et sa détermination à promouvoir les valeurs et la vision du parti dans la province du Kasaï-Central.

Cette investiture traduit également la confiance accordée aux structures provinciales pour accompagner l’expansion de l’APEC et renforcer son ancrage auprès des populations.

Une stratégie d’implantation nationale

À travers cette campagne d’adhésion massive, l’APEC entend élargir sa base militante et consolider son organisation à travers les différentes provinces de la RDC.

Les participants ont salué cette initiative, qu’ils considèrent comme une étape importante dans le développement du parti et dans le renforcement de sa présence sur l’échiquier politique national.

Mike Tyson Mukendi

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