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Sports

Report du CHAN : La CAF privilégie la qualité des infrastructures pour un événement réussi (officiel)

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La Confédération Africaine de Football (CAF) a pris la décision de reporter le Championnat des Nations Africaines (CHAN) 2024, qui devait se dérouler au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, en Août 2025. Cette annonce a été accueillie avec surprise par les fans de football, mais elle témoigne d’un engagement fort envers la qualité et l’organisation des infrastructures nécessaires à un tel événement.

Dans son communiqué officiel publié, mardi 14 janvier, la CAF a souligné que bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans ces trois pays en matière de construction et de mise à niveau des stades, des terrains d’entraînement, ainsi que des installations hôtelières et médicales, les experts techniques ont estimé qu’un délai supplémentaire était requis. Cette évaluation vise à garantir que toutes les infrastructures répondent aux normes élevées exigées pour accueillir un tournoi de cette envergure.

Le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, a exprimé sa reconnaissance envers les dirigeants africains, notamment William Ruto du Kenya, Samia Suluhu Hassan de Tanzanie et Yoweri Museveni d’Ouganda.

Il a salué leur engagement et leur leadership dans le développement des infrastructures sportives. Dr Motsepe a également partagé son optimisme quant à l’achèvement des travaux en cours, promettant que tout sera en place pour offrir une expérience mémorable aux équipes participantes et aux supporters.

En attendant, la CAF maintiendra l’intérêt autour du tournoi avec le tirage au sort prévu pour le 15 janvier 2025 à 20h00 (heure de Nairobi). Les détails concernant le calendrier exact du tournoi en août 2025 seront communiqués ultérieurement.

Pascal NDUYIRI/CONGOPROFOND.NET

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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