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Report des élections sénatoriales et des gouverneurs : la Lucha ne croît pas au PGR

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Dans une correspondance adressée à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), le procureur général de la République demande à la CENI demande le report des dates des élections sénatoriales et des gouverneurs. C’est pour lui « permettre d’avoir des éléments probants » sur les rumeurs persistantes de corruption intense des électeurs par les candidats sénateurs et gouverneurs.

 

Une démarche à laquelle LA LUCHA ne croit guère. Ce mouvement citoyen ne voit pas le PGR , Flory Kabange Numbi condamner les proches du président de la République honoraire avec qui il est très proche. « Flory Kabange est-il aujourd’hui en mesure de conduire des enquêtes impartiales et crédibles sur des allégations de corruption généralisée qui concernent au premier plan des députés et des candidats du FCC de son protégé Joseph Kabila ? », s’interroge ce mouvement citoyen sur son compte tweeter, quelques heures après la lettre du procureur général de la République.

Et de poursuivre :  » Notre espoir est tout sauf de la naïveté… »

Le mouvement citoyen la Lutte pour le Changement signe et persiste: « …nous n’avons aucune confiance dans la Justice congolaise et en particulier dans le travail des parquets que chapeaute le Kabiliste Flory Kabanga Numbi. Il n’a jamais poursuivi ou fait condamner un seul grand corrupteur/corrompu et a été l’un des piliers du régime Kabila », a-t-il conclu.

 

Rappelons que depuis l’avènement de ces dites élections, plusieurs candidats sénateurs et gouverneurs, comme le nouveau conseiller spécial du président de la République,Vidye Tshimanga, ont jetté l’éponge en refus de monayage des voix par les grands électeurs.

 

Reste à savoir si les enquêtes du procureur général vont amener droit aux vrais acteurs de ces dites corruptions.

Moïse Dix/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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