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Report des élections sénatoriales et des gouverneurs: la Ceni dit NON au PGR
La commission électorale nationale indépendante (CENI) confirme la tenue des élections conformément à son calendrier électoral : le 15 mars pour l’élection des sénateurs et le 26 mars pour l’élection des gouverneurs.
Dans une note de la cellule de communication de cette institution d’appuie à la démocratie parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET ce dimanche 10 mars 2019, elle rappelle que la CENI est une institution indépendante qui n’a pas à subir des injonctions d’un procureur général, avant toute décision de justice.
Aussi, a-t-elle rappellée, qu’avant toute décision de culpabilité rendue par un juge, tous les députés provinciaux sont présumés innocents.
Par conséquent, elle souligne qu’il n’y a pas lieu de leur priver l’exercice de leurs prérogatives.
Pour rappel, dans une correspondance signée par le Procureur général de la République près de la Cour de Cassation, Flory Kabange a demandé à la CENI de reporter les dates des scrutins des élections sénatoriales et des gouverneurs en vue de lui permettre d’avoir des preuves probants sur les allégations de corruption.
Suite à ces allégations sur la corruption, certains candidats à l’élection sénatoriale avaient même retiré leurs candidatures notamment Adam Bombole, Vidiye Tshimanaga respectivement candidats à Kinshasa et au Kongo Central.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
