À la Une
Report des élections sénatoriales et des gouverneurs: ACAJ soutient la CENI et rejette la demande du PGR
Quelques heures aprés la déclaration de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui a rejeté la demande du report des élections sénatoriales et des gouverneurs faite par le procureur général de la République ( Pgr), l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ( ACAJ), a indiqué soutenir la position de la CENI qui rejette la dite requête.
» ACAJ est du même avis que la CENI qui a rejeté la demande du PG près la Cour de Cassation de reporter les élections d sénateurs et gouverneurs. Il est resté longtemps, comme toujours, indifférent aux appels des ONG et l’église ECC pour enquêter sur ces faits par manque de volonté! », a déclaré Georges Kapiamba, responsable de l’ACAJ.
Pour rappel, dans une correspondance signée par le Procureur général de la République près de la Cour de Cassation, Flory Kabange, avait demandé à la CENI de reporter les dates des scrutins des élections sénatoriales et des gouverneurs en vue de lui permettre d’avoir des preuves probants sur les allégations de corruption.
En guise de réponse, Corneille Nangaa, président de la CENI a fait savoir que jusque là la justice n’a pas établi le fait de corruption. Les députés jouissent de leur présomption d’innocence.
Roberto Tshahe/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
