Politique
Rentrée parlementaire : Le dossier « Lycée Lubusha » à Kipushi dans la gibecière du député Nanou Memba
Approché par CONGOPROFOND.NET, le député national Nanou MEMBA, élu de Kipushi, a décliné sa priorité dans cette dernière session de l’année 2022. Cet élu fait noter qu’il va s’activer pour évoquer les différents maux qui minent la province du Haut-Katanga, en général, et sa circonscription électorale de Kipushi, en particulier.
Nanou Memba promet d’avoir un œil regardant sur le dossier du lycée Lubusha dans le Haut-Katanga, au centre d’un débat de démolition.
» Au cours de cette session du mois de septembre , nous serons trop rigoureux sur différents dossiers qui touchent notre population, dans la province du Haut-Katanga. Nous mettrons au centre de nos préoccupations la situation du lycée Lubusha qui est victime d’un plan diabolique de démolition. Nous combattront ça. Mon territoire de Kipushi sera aussi au centre avec les problèmes des infrastructures routières et de l’eau. Dans la province du Lualaba, nous exigerons la descente d’une commission de l’Assemblée nationale pour comprendre le phénomène Kaniama Kasese », déclare à la presse Nanou MEMBA.
Ouverte ce 15 septembre 2022 dans les deux chambres du parlement, la session parlementaire du mois de septembre sera essentiellement budgétaire.
À l’Assemblée nationale, outre l’examen de la loi sur les Finances 2023, les élus aborderont différents dossiers récoltés sur terrain lors des vacances parlementaires.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
