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Rentrée parlementaire : Le 15 septembre, l’A.Ch de Jean-Marc Kabund veut faire descendre Kinshasa dans la rue
La rentrée parlementaire du 15 septembre 2026 s’annonce électrique en RD Congo. Alors que le Parlement doit se pencher sur des dossiers politiquement sensibles, dont le projet de Loi référendaire, l’Alliance pour le Changement (A.Ch) entend donner une dimension populaire à sa contestation. Son Secrétaire général, Tonay Atwana Jean Paleki, appelle à une mobilisation massive des Kinois devant l’Assemblée nationale pour exiger, selon ses termes, le respect de l’ordre constitutionnel.

Le compte à rebours est lancé. À quelques jours de la rentrée parlementaire, le climat politique congolais se tend à nouveau. Dans les états-majors politiques, les discours se durcissent et les initiatives de terrain se multiplient, annonçant une session parlementaire qui pourrait rapidement dépasser le cadre des débats institutionnels.
C’est dans ce contexte que Tonay Atwana Jean Paleki, Secrétaire général de l’Alliance pour le Changement, parti auquel est associé l’opposant Jean-Marc Kabund, a choisi de sonner la mobilisation.
En tournée dans les différentes fédérations de son parti, le responsable de l’A.Ch s’adresse particulièrement à la population de Tshangu, invitée à se mobiliser massivement le 15 septembre 2026 et à se rendre devant l’Assemblée nationale.
L’objectif affiché est clair : faire pression pour le respect de l’ordre constitutionnel.
La Loi référendaire, nouveau foyer de tension
L’appel intervient au moment où l’attention politique se focalise sur le futur agenda parlementaire. L’examen de la Loi référendaire apparaît déjà comme l’un des dossiers susceptibles de provoquer de vifs débats au sein de l’hémicycle et dans l’opinion.
Pour ses détracteurs, toute initiative susceptible de modifier les équilibres institutionnels ou constitutionnels doit faire l’objet d’une vigilance particulière. Pour ses promoteurs, les éventuelles réformes doivent pouvoir être débattues dans le cadre des mécanismes prévus par la Constitution et les lois de la République.
Cette divergence de lecture risque de transformer la rentrée parlementaire en véritable bras de fer politique.
Car au-delà du texte référendaire, plusieurs autres questions brûlantes devraient alimenter les débats : situation sécuritaire, fonctionnement des institutions, avenir du processus politique, rapports entre majorité et opposition, mais également revendications de différentes forces politiques et sociales.
Tshisekedi tend la main, l’A.Ch choisit la mobilisation
Cette offensive intervient pourtant alors que le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo multiplie les signaux en faveur du dialogue politique.
Le chef de l’État a réaffirmé son ouverture aux discussions avec les différentes composantes de la classe politique, dans l’objectif de favoriser l’apaisement, la cohésion nationale et de rechercher des solutions aux crises qui traversent le pays.
Mais sur le terrain, le discours n’est pas partout le même.
Le 15 septembre, journée de vérité pour l’A.Ch ?
L’annonce du rassemblement devant l’Assemblée nationale constitue désormais un rendez-vous politique majeur pour l’Alliance pour le Changement.
La question sera de savoir si l’appel de Tonay Atwana Jean Paleki parviendra effectivement à mobiliser massivement les populations de Tshangu et des autres communes de Kinshasa.
Le 15 septembre pourrait ainsi devenir un premier indicateur de la capacité de l’A.Ch à transformer sa contestation politique en mobilisation populaire.
Mais il pourrait également s’agir d’un moment de vérité pour les autorités, appelées à gérer une éventuelle manifestation dans un contexte politique déjà chargé.
Entre dialogue présidentiel, contestation politique, examen de la Loi référendaire et mobilisation annoncée dans la capitale, tous les ingrédients d’une rentrée parlementaire sous haute tension semblent désormais réunis. Dossier à suivre.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET