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Rentrée judiciaire de la Cour des comptes : le 1er président Jimmy Munganga vent debout contre la délinquance financière

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Il s’est tenu une audience solennelle et publique de la rentrée judiciaire de Cour des comptes 2024 – 2025, ce jeudi 25 juillet 2024, dans la salle de congrès du Palais du peuple.

Le premier président de la Cour des comptes a tablé son allocution sur deux points majeurs à savoir, la réforme législative de 2018, un renforcement réel du pouvoir de contrôles de la Cour des comptes ou un mythe ; et les voies et moyens pour le renforcement effectif du pouvoir de contrôle de la Cour des comptes.

Jimmy Munganga a certifié la détermination de cette institution judiciaire d’accompagner le chef de l’État dans sa vision de mettre dos au mur tous ceux qui mettent leurs sales mains dans le Trésor public.

Il a préconisé la révision de la loi organique n°18/024 du 13 novembre 2018 portant composition, organisation et fonctionnement de cette Cour, pour une lutte efficace contre ces aléas financiers.

 » La cour des comptes est donc placée au centre de l’architecture du contrôle des finances et des biens publics ainsi que de la lutte contre la corruption, la fraude et le détournement. En plus de sa posture de l’institution supérieure de contrôles, la Cour des comptes a reçu du législateur le rôle d’assistant et de conseiller des institutions au niveau central et provincial », a déclaré le premier président Jimmy Munganga.

L’occasion faisant le larron, le 1er président de la cour des comptes a remercié le chef de l’État, Felix Tshisekedi pour avoir réhabilité cette juridiction. Il se rejouit que les premiers arrêts de cette Cour viennent d’être rendus depuis une trentaine d’années d’existence.

 » Deux ans après la réhabilitation de la Cour des comptes par le magistrat suprême, il y a lieu d’évaluer l’efficacité de la réforme de 2018 à l’épreuve des réalisations de terrain », a-t-il soutenu.

Cette rentrée judiciaire a été placée sous le thème  » le renforcement du pouvoir de contrôles de la Cour des comptes pour la promotion d’une gestion financière et budgétaire saine et responsable ».

Il sied de noter que l’audience a été clôturée par la remise du rapport annuel passé de cette Cour aux autorités du pays.

La Cour a siégé avec cinq magistrats notamment son premier président et 4 présidents de la chambre avec le concours de son procureur général et l’assistance de son rapporteur général, en présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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