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Réinventer la mobilité urbaine : Pourquoi les rocades sont la clé pour désengorger Kinshasa et nos villes

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Dans la jungle urbaine de Kinshasa, les embouteillages sont devenus monnaie courante, ralentissant la vie quotidienne des habitants et entravant le développement de la ville-province. Face à ce défi majeur, une solution iconoclaste se profile à l’horizon : les rocades.

Les rocades, ces voies rapides périphériques contournant la ville, offrent un potentiel révolutionnaire pour fluidifier le trafic et améliorer la mobilité des citoyens. En permettant aux véhicules de contourner le centre urbain congestionné, les rocades promettent de réduire les temps de trajet, les émissions polluantes et les accidents de la route.

L’importance des rocades pour désengorger Kinshasa ne peut être sous-estimée. En libérant les axes principaux des flux de circulation locaux, ces infrastructures permettent de reconfigurer le réseau routier de la ville, favorisant une meilleure répartition du trafic et une utilisation plus efficace de l’espace urbain.

Pourtant, malgré leur potentiel transformateur, les rocades restent largement sous-développées à Kinshasa. Leur construction nécessite des investissements importants et une vision à long terme de la mobilité urbaine. Il est temps pour les autorités de placer les rocades au cœur de leur stratégie de développement urbain, en collaboration avec le secteur privé et la société civile.

Les rocades ne sont pas seulement des routes, ce sont des vecteurs de changement, des catalyseurs de progrès pour une Kinshasa plus fluide, plus verte et plus durable. Il est temps de repenser la mobilité urbaine et d’embrasser l’avenir avec les rocades comme pierre angulaire de cette révolution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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