Culture
« Regard’Ici » : Une revue littéraire pour éclairer les ténèbres du temps
Après un numéro 00 qui avait déjà suscité curiosité et promesses, la revue « Regard’Ici » signe son véritable acte de naissance avec le lancement officiel de son premier numéro, audacieusement intitulé « Belligérances et ténèbres ». Un thème d’une acuité brûlante, à la croisée des urgences sociales, politiques et existentielles qui traversent notre époque.
Dans ce numéro inaugural, la plume devient résistance, et l’écriture, un outil de lucidité face au chaos. Regard’Ici n’entend pas simplement raconter le réel : elle le scrute, l’interroge et, souvent, le bouscule. À travers ses pages, les voix émergentes trouvent un espace vital d’expression, entre engagement, création et réflexion critique.
Présent lors du lancement, l’écrivain Richard Ali, par ailleurs directeur de la Bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, a salué avec ferveur cette initiative portée par Destin Weragi, jeune auteur, éditeur et figure montante de la scène littéraire congolaise. « Il n’est pas de ceux qui attendent. Il est de ceux qui osent, pensent et passent à l’acte », a-t-il déclaré, soulignant que cette revue vient répondre à un besoin criant : celui d’un espace éditorial congolais structuré, exigeant et ancré dans son temps.
Plus qu’une publication, Regard’Ici se veut un véritable laboratoire d’idées, où littérature, société et actualité dialoguent sans concessions. Dans un contexte où les repères vacillent, cette revue propose un regard neuf, incisif et profondément nécessaire.
Le vœu unanime des auteurs, lecteurs et observateurs ? Que cette flamme tienne. Car en ces temps de confusion, la RD Congo a besoin de regards lucides, d’espaces critiques, et de voix courageuses pour dire non seulement ce que le monde est… mais ce qu’il pourrait devenir.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
