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Education

Réformes à l’EDU-NC : le diplôme de licence sera requis pour enseigner à l’école primaire

Le Ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté s’engage dans une série des réformes visant à améliorer la qualité de l’enseignement. C’est le cas du programme de formation des inspecteurs et des enseignants, notamment du primaire. Désormais, dans les jours à venir, ne peut enseigner à l’école primaire, que celui qui détient un diplôme de licence.

C’est au cours d’un briefing de presse sur la rentrée scolaire, co-animé avec son collègue de la communication et médias, Patrick Muyaya, le jeudi 04 août 2025 au studio Maman Angebi de la Rtnc, à Kinshasa-Lingwala, que la Ministre d’Etat à l’EDU-NC, Raissa Malu Dinanga, a annoncé la construction d’un centre de formation pour les enseignants du primaire.

 » Nous allons former des inspecteurs qui ne sont plus des policiers, mais des coachs, des aides aux enseignants, qui pourront les côter, afin d’atteindre une amélioration progressive « , a-t-elle déclaré devant les professionnels des médias.

Et de poursuivre :  » Nous annonçons la construction d’un centre de formation des maîtres. Aucun détenteur simplement d’un diplôme d’État ne peut plus donner cours. Il doit passer par une formation de 3 ans, pour obtenir un diplôme de licence « .


Dans les milieux scolaires, la nouvelle est accueillie avec stupéfaction. Confus, les enseignants se posent tant de questions :

– La réforme en question n’enerve -t-elle pas certaines dispositions de la Loi-Cadre de l’enseignement national ?

– Est-ce qu’un centre de formation delivre -t-il des diplômes de licence, qui puissent être entérinés ou homologués par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire ?

– Quel sera le sort de tous ces enseignants D4, D5 et D6, travaillant dans les écoles primaires publiques et privées ?

Cependant, peut-on souligner, que cette réforme est de nature à mettre à nu l’inadéquation qui existe actuellement entre le niveau d’élèves et les pourcentages obtenus à l’examen d’État. Steve Mbikayi, ancien ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, avait suggéré à l’époque, là suppression de cet Examen parce que ne reflétant plus le niveau des élèves.

Néanmoins, il est prématuré à l’heure actuelle, de tirer une conclusion sur la réussite ou l’échec de ladite réforme. Du moins, il est clair que plusieurs diplômés d’État, ces dernières années, n’inspirent pas confiance, l’exception faite à ceux qui ont fréquenté des écoles de prestige.

Jules KISEMA KINKATU/ CONGOPROFOND.NET