Actualité
Réforme de la Police nationale : Kinshasa accueille, du 6 au 7 octobre, 2 Journées de réflexion sur les avancées, obstacles et perspectives
Le Programme d’appui à la Réforme de la police( RARP 3 ), en partenariat avec le Réseau pour la Réforme du secteur de Sécurité et Justice ( RRSSJ) et les Médias partenaires, organise deux Journées de réflexion sur les réformes de la police nationale congolaise, du 06 au 07 octobre 2022 à la Résidence ST Pierre Claver à Gombe.
L’objectif global de ces assises est d’amener les acteurs de la société civile et les journalistes à repenser leurs rôles et actions pour contribuer à la bonne avancée de la réforme de la PNC et à engager des actions concrètes pour stimuler de manière objective et constructive le débat citoyen sur la réforme de la PNC et sur la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) dans le pays.
Plusieurs thématiques seront abordées, notamment : Les enjeux et obstacles qui ont freiné la bonne avancée de la réforme du point de vue de la société civile et des médias; Les actions envisageables pour renforcer le rôle de la société civile et des médias dans la réforme de la PNC, etc.
Les organisateurs de ces échanges, s’attendent, au finish, que les acteurs de la Société Civile et les professionnels des Médias engagent un débat constructif
pour évaluer le processus de mise en œuvre de la réforme de la PNC et mettent en évidence les succès, enjeux et obstacles actuellement rencontrés.
A cette occasion, les acteurs de la Société civile et les professionnels des médias devront identifier les actions possibles pour s’engager efficacement dans le processus de mise en œuvre de la réforme de la PNC.
Ensuite, ils devront de identifier des actions /activités à mener avec l’appui du PARP III.
Les participants à cette session sont : RRSSJ, Délégués des médias partenaires, CSRP, le ministère de l’Intérieur, sécurité, décentralisation, et affaires coutumieres Délégués de la Police Nationale Congolaise (CG et CRP) Délégués des Associations/organismes des Droits de l’HommeReprésentants de l’équipe PARPIII Représentants partenaires internationaux (UNPOL, PNUD, JICA, MONUSCO, BENUDI,OIM, etc.),
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
