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Réforme de la PNC/PARP III : DCAF, Enabel, Coginta, RRSSJ et médias optent pour un partenariat responsable
Dans le but de favoriser un meilleur suivi et une évaluation plus efficace du processus de la mise en œuvre de la réforme de la Police nationale congolaise, quant à son appropriation par les parties prenantes que sont les policiers, les médias et la population congolaise, en vue d’en assurer la durabilité, un protocole d’accord de collaboration et de partenariat a été signé le lundi 27 février 2023, entre le Consortium représenté par l’Agence belge de développement ( Enabel), le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité de Genève ( DCAF), le Réseau de la société civile pour la réforme de sécurité et justice ( RRSSJ), et le Groupe technique OSC–médias représenté par les responsables de quelques organes de presse de la RDC triés sur le volet.
Fatoumata, la responsable chargée de piloter les activités du DCAF en RDC, a pris la parole à cette occasion, pour rappeler sommairement les grandes lignes de la mise en œuvre de la réforme de la Police nationale congolaise, avant de donner un éclairage suffisant sur l’intervention des partenaires à travers le Programme d’appui à la réforme de la police dénommé PARP III financé comme on le sait, par le 11 ème Fonds européen de développement.
L’objectif global de cette collaboration et le rôle central de cette passerelle de partenariat, entre la tripartite DCAF/PARP III – RRSSJ – Médias partenaires, a-t-elle souligné, visent à impliquer efficacement les organisations de la société civile et les médias membres du Groupe technique OSC–Médias dans le processus de la réforme de la PNC et de la gouvernance du secteur de la sécurité en RDC.
Ce protocole d’accord permettra, a précisé Fatoumata, de développer des synergies entre les actions initiées par ces deux groupes d’acteurs travaillant avec le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité dans le cadre du PARP III et l’association Coginta.
Pour ce faire, une panoplie d’activités sera organisée avec les médias partenaires, notamment le renforcement des capacités des journalistes intéressés par les questions de sécurité et justice, de manière à réaliser des reportages sur la mise en œuvre de la réforme de la police et à engager des débats de fond sur les grandes questions de la gouvernance sécuritaire à Kinshasa et dans les provinces de l’Equateur (Mbandaka), Kasaï (Tshikapa) et Ituri ( Bunia), pour une durée de 48 mois.
Elle a insisté sur le rôle central du DCAF en tant que maitre d’ouvrage de l’objectif spécifique 1 relatif à l’amélioration de la mise en œuvre de la réforme et de la redevabilité de la police.
Deux résultats sont attendus à la fin de ce projet important. Il s’agit de l’amélioration du pilotage et du cadre institutionnel de la réforme d’une part, et de l’autre, la gouvernance et le contrôle démocratique de la police qui seront renforcés.
Le DCAF attend beaucoup de ce partenariat qui va insuffler une nouvelle dynamique de travail pour booster le pilotage et le développement du cadre légal et réglementaire de la réforme, et le renforcement de la gouvernance et de la redevabilité de la Police nationale congolaise pour parvenir à une police plus professionnelle et respectueuse des droits de l’homme.
Etant donné que les questions de sécurité intéressent aujourd’hui au plus haut point, toute la population congolaise, les médias partenaires devraient jouer un rôle moteur pour permettre aux éléments de la PNC et à la population d’appréhender et de s’approprier les mutations qui s’opèrent au sein de la police qui est désormais un service civil, apolitique, républicain, professionnel et respectueux des droits humains. Si à l’époque, la police, une force militarisée, ne concernait que les policiers, aujourd’hui avec la nouvelle vision de ce corps de rétablissement de l’ordre public, c’est l’affaire de tous, octroyant à ce service public des droits et lui imposant des devoirs, comme celui de rendre compte de sa gestion de la gouvernance sécuritaire.
Adeline, la chargée de communication du Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et justice, s’est réjouie de constater que bon nombre des médias ont accepté d’accompagner le processus de réforme de la police, en matérialisant leur partenariat par la signature du protocole de collaboration entre le PARP III et les autres acteurs. Ce qui est une bonne chose attendue depuis des années pour booster le long processus de la mise en œuvre de la réforme de la police dans notre pays.
Signalons que les documents établis à cet effet, ont été signés d’une part par Fatoumata Siradiou Diallo, responsable du DCAF, et des représentants des dirigeants des organes de presse embarqués dans cette grande aventure. L’ambiance, comme il faudrait le souligner, était cordiale et empreinte d’une volonté collective et unanime d’œuvrer ensemble pour l’attente des objectifs ci-haut évoqués.
J.R.T./Le Phare
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
