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Politique

Réforme constitutionnelle en RDC : l’AGRN plaide pour une meilleure représentation des femmes dans les instances de décision

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La question de la représentation des femmes dans les sphères de décision a été au cœur d’une matinée politique organisée mercredi à Kinshasa par la Ligue des femmes de la Nouvelle alliance des générations pour la République (AGRN). Cette activité s’inscrivait dans le cadre du débat sur la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.

Prenant la parole, Adolphe Lumanu, autorité morale du parti, a rappelé que cette problématique remonte à l’élaboration de la Constitution de 2006. « Ce débat ne date pas d’aujourd’hui. Dès le projet de Constitution de 2006, il existait déjà des discussions et des controverses », a-t-il déclaré.

Il a également évoqué la révision constitutionnelle de 2011, jugée insuffisante face aux défis persistants. « Cette révision n’a pas permis de résoudre les problèmes de fond auxquels le pays est confronté », a-t-il souligné devant les participantes.

Pour l’AGRN, la réforme en cours devrait corriger ces lacunes, notamment en matière d’inclusion des femmes. « Parmi les insuffisances figure la faible représentation des femmes dans les instances de prise de décision », a insisté Adolphe Lumanu, appelant à des mesures concrètes pour renforcer leur participation.

Exaucé Kaya

Actualité

Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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