Actualité
Réduction train de vie des Institutions : Le gouvernement suspend les missions et évacuations sanitaires non essentielles à l’étranger
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a pris une série de décisions visant à renforcer l’effort de guerre face à la situation sécuritaire critique dans l’Est de la RDC, tout en allouant des ressources aux populations victimes du conflit. L’annonce a été faite lors de la réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 31 janvier dernier.
Une des premières mesures annoncées est la suspension des missions et évacuations sanitaires à l’étranger non essentielles. Cette décision, selon le compte rendu de la réunion, vise à prioriser les ressources nationales pour répondre aux besoins immédiats liés au conflit, notamment le soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux victimes des atrocités causées par l’armée rwandaise dans l’Est du pays.
Le Président a également ordonné la suspension, pour une durée de 12 mois, des augmentations salariales, des corrections de grade et des mécanisations des agents publics de l’État, à l’exception des militaires et des policiers, considérés comme prioritaires dans le cadre de l’effort de guerre.
Outre ces mesures, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de réduire le train de vie de l’État. Il a demandé au gouvernement et à son cabinet de lui soumettre, dans un délai de 72 heures, des propositions concrètes pour une réduction drastique des frais de fonctionnement et des interventions économiques dans les institutions publiques, y compris la présidence, le parlement, le gouvernement, le pouvoir judiciaire, ainsi que les institutions d’appui à la démocratie.
Les rémunérations des mandataires publics et des membres des cabinets politiques du pouvoir judiciaire ainsi que des institutions d’appui à la démocratie seront également concernées par ces coupes.
Ces décisions ont pour objectif de libérer des ressources cruciales pour renforcer la lutte des FARDC contre les agresseurs étrangers et de garantir un soutien efficace aux populations congolaises affectées par le conflit.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout
La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.
Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.
Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.
Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.
Junior kasamba/Congoprofond.net
