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Redressement de la Justice : Constant Mutamba, une cible des faucons pour sa lutte contre la corruption en RDC
En République démocratique du Congo, la tête de Constant Mutamba est mise à prix à souhait par des faucons opposés à ses initiatives visant la guérison totale de la justice congolaise, réputée malade et placée dans cet état par les mêmes individus.
C’est le cas de le dire. Des complots se succèdent dans le but de décourager celui que l’on appelle désormais le crocodile de Lubao. Le dernier en date est cette déclaration d’une nébuleuse d’associations dénommée « Comité de Femmes Débout pour les Institutions Efficaces en Afrique » (FEDIEA), visiblement à la solde du mal, condamnant le ministre Mutamba de tout faire publier sur les réseaux sociaux. Cette réaction vient après l’annonce par le ministre de l’ouverture d’une enquête contre le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, sur qui pèsent de graves soupçons d’acquisition d’un immeuble à Bruxelles d’une valeur de près d’un million de dollars américains.
À ce propos, un document avait fuité sur les réseaux sociaux montrant la demande d’un prêt à la banque de l’ordre de sept cent cinquante mille dollars américains (750 000 USD) à rembourser cinquante mille dollars par mois. Une alerte pour le patron de la justice, à partir du moment où les magistrats congolais étaient habitués à une sorte de sommeil au détriment des investigations, alors que des alertes contre des faits gravissimes se multipliaient du jour au lendemain.
Le vice du mal
Triste comme réaction de cette association, dès lors que le « Guérisseur » Mutamba n’a pas d’autres issues que d’informer la population via les nouveaux médias en vogue sur l’évolution de son combat contre les antivaleurs qui ont longtemps terni l’image de la justice congolaise. Question : faut-il continuer, comme au bon vieux temps, à garder et dorloter des faits nuisibles à l’image du pays ? N’est-ce pas là retomber dans les erreurs du passé, obstacles à la vision du président de la République Félix Tshisekedi Tshilombo ?
Toutefois, qu’il soit dit sans ambages ni faux-fuyants que le jeune ministre est déterminé à redresser son secteur, nonobstant les attaques et peaux de banane placées sur son chemin. Ceci pour l’intérêt supérieur de la nation.
Rédaction
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
