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Recrutement à la DGRK : les agents suspendus dénoncent une mesure injustifiée et rappellent la légalité de leur engagement
Les agents récemment suspendus de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK) montent au créneau pour défendre la régularité de leur recrutement, mis en cause à la suite d’un communiqué officiel émanant du cabinet du Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa.
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi 18 juin, la délégation des agents suspendus affirme que leur engagement s’est fait « en bonne et due forme », en vertu d’une décision officielle – N°01/DGRK/DGE/0002/MMM/CAB/KKR/2024 – signée le 9 janvier 2024 par le Directeur Général de la DGRK. Cette décision faisait suite à une autorisation dérogatoire expresse délivrée par le Gouverneur de la Ville, via les lettres référencées N°01/DGRK/DGE/MMM/002/BOM/2023 et N°SC/0015/CAB/GVK/GNM/FBI/BE/DEM/Gmk/2024.
Ces dérogations ont été obtenues malgré les instructions restrictives émises en octobre 2023, qui suspendaient tout mouvement de personnel au sein de la régie financière. « Il s’agissait d’un besoin urgent de renforcement des effectifs, identifié en amont des grandes échéances fiscales prévues dès février 2024 », expliquent les agents.
Un processus administratif complet
Les agents rappellent que toutes les étapes réglementaires ont été respectées : attribution de matricules, bancarisation des salaires, contrôle physique des effectifs, et prise en compte dans le budget 2024-2025. « Ce recrutement ne souffre d’aucune irrégularité. Il a été validé par les autorités compétentes, dans le strict respect des textes régissant la fonction publique », insistent-ils.
Ils citent notamment la loi portant statut des agents de carrière des services publics de l’État, ainsi que l’Édit provincial N°0001/08 du 22 janvier 2008 qui consacre l’autonomie administrative et financière de la DGRK.
Une décision administrative contestée
Le communiqué du directeur de cabinet du Gouverneur, référencé N°SC/0003/CAB/GVK/DBL/ML/2024, est perçu par les agents comme une mesure rétroactive illégale. « Aucun acte administratif ne peut remettre en cause un recrutement déjà validé par l’autorité compétente. Cela va à l’encontre du principe de sécurité juridique », fait valoir la délégation conduite par Djanel Mwala Sapiens.
Les agents suspendus exigent ainsi la levée immédiate de cette mesure, qu’ils qualifient « d’injustifiée et préjudiciable », et appellent à l’intervention des autorités compétentes pour rétablir leur situation conformément aux dispositions légales en vigueur.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
