Politique
Recensement général de la population et de l’habitation/Congo-Brazza : Les agents recenseurs en formation
La cérémonie de lancement de la formation des agents recenseurs du RGPH a eu officiellement lieu à Brazzaville sous le patronage de Ingrid Ghislaine Olga Ebouka-Babakas, ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale en présence des partenaires au développement à savoir le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) et la Banque Mondiale.
Le représentant de l’UNFPA, Victor Rakoto, a salué, d’entrée de jeu, les efforts fournis par la République du Congo qui tient à l’organisation de ce 5è recensement après 16 ans. « La cérémonie d’aujourd’hui témoigne non seulement de l’avancée certaine vers le dénombrement principal, phase cruciale de l’opération du recensement mais aussi de l’engagement du gouvernement dans la mise en place d’une base de données censitaire à jour devant servir à la prise des décisions, à la planification et au suivi des programmes de développement en République du Congo », a-t-il indiqué.
Pour la Banque Mondiale, le Congo s’apprête ainsi à se doter de l’outil statistique le plus important du système statistique national. « Cette opération statistique vient combler un gap en données statistiques essentielles pour la planification d’un développement durable en République du Congo. les résultats du dénombrement permettront au gouvernement, aux acteurs économiques et partenaires au développement de connaître les affectifs de la population, sa répartition à travers le territoire national, sa composition… ce qui constitue les outils de décision importants pour la formulation des programmes sociaux », a affirmé le délégué de la représentante de la Banque Mondiale.
La ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Ghislaine Olga Ebouka-Babakas a, quant à elle, rappelé que le Congo a organisé le dernier recensement en 2007. A cette époque la population congolaise, y compris les étrangers, était estimée à 3.697.490 habitants.
La réactualisation de ces données est attendue pour réajuster toutes les politiques publiques destinées à résorber les préoccupations d’une population dont l’effectif, la composition, l’implantation, ne sauraient demeurer figées dans le temps. Pour y parvenir, le gouvernement s’était de nouveau engagé, en 2017, dans une nouvelle opération, qui a été stoppée à cause de contraintes financières particulièrement insurmontable au regard du budget à mobiliser. « Deux (2) ans plus tard en application du décret 2019-130 du 17 mai 2019 portant organisation du 5è recensement général de la population et de l’habitation, le président de la République, chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso, le gouvernement est reparti de l’avant malgré la pandémie qui a constitué un frein en 2020 et 2021 pour franchir avec succès les trois étapes préalables au dénombrement que sont les activités préparatoires, la phase pilote, la cartographie et dénombrement pilote et la cartographie censitaire », a fait savoir la tutelle poursuivant que « le dénombrement principal démarre le 25 avril 2023 d’après un décret du premier ministre, Anatole Collinet Makosso. Depuis lors toutes les formations des personnes impliquées ont démarré ». Aussi, a-t-elle rappelé que le gouvernement a déjà réalisé quatre recensements, en 1974, 1984, 1996 et 2007.
Notons que la formation des agents recenseurs intervient après celle des superviseurs lancée le 6 mars à Brazzaville, Dolisie, Pointe-Noire et Owando. Ce recensement se fera sur 137 sites répartis dans tous les arrondissements et districts du pays.
Achille Tshikabakaba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout
La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.
Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.
Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.
Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.
Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.
Junior kasamba/Congoprofond.net
