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RDF/M23 : La résurgence d’une rhétorique fasciste au cœur de l’Afrique

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La déclaration récente du RDF/M23 affirmant être « prêt à utiliser tous les moyens légaux et illégaux pour renverser l’actuel état de choses en RDC », n’est pas une simple provocation. C’est une réminiscence glaçante des discours de Joseph Goebbels, le maître de la propagande nazie, qui justifiait la violence extrême pour imposer un nouvel ordre.

Cette analogie n’est pas accidentelle : elle révèle une stratégie délibérée de terreur, de désinformation et de destruction, héritée des pires heures de l’histoire humaine. Ce sont les méthodes de Joseph Goebbels qui inspirent ces terroristes du 21ème siècle. Aucun Congolais digne de ce nom ne peut tolérer une telle ignominie.

En 1933, Joseph Goebbels déclarait : « Nous entrerons au Reichstag pour nous armer de la démocratie. Si elle ne fonctionne pas, nous emploierons d’autres moyens. » Cette logique perverse – instrumentaliser les institutions avant de les détruire – est aujourd’hui reprise mot pour mot par le RDF/M23. Comme les nazis, le M23/RDF utilise la propagande pour diaboliser le gouvernement congolais et légitimer ses exactions.

Les rapports des Nations Unies (Groupe d’experts sur la RDC, 2022-2023) documentent comment le Rwanda alimente la rébellion tout en niant son implication. Les massacres de Kishishe, Bambo et autres villages (plus de 300 civils tués en 2022 selon Human Rights Watch) rappellent les Einsatzgruppen nazis, éliminant méthodiquement toute opposition.

Paul Kagame, comme Hitler en son temps, a construit son pouvoir sur un culte de la personnalité (médias contrôlés, opposition assassinée – voir l’assassinat de Kizito Mihigo et Patrick Karegeya). L’expansionnisme militaire (l’invasion du Congo depuis 1996, qualifiée de « plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale » par l’ONU – Rapport Mapping, 2010).

La manipulation ethnique (instrumentalisation des Tutsi en RDC comme les nazis utilisaient les Volksdeutsche pour justifier l’annexion des Sudètes). L’Occident ferme les yeux, comme en 1938 lors des Accords de Munich. Pourquoi ? Le Rwanda, malgré ses crimes, est un darling des donateurs (États-Unis, Royaume-Uni) pour son image de « stabilité ».

Pourtant, il pille les minerais congolais (or, coltan) via le RDF/M23 (rapport de l’ONU S/2023/44). Un conflit africain ne mériterait pas la même indignation que l’Ukraine ? Le silence est une forme de complicité. Les Congolais doivent dénoncer toute négociation avec des terroristes (les accords de Nairobi/Luanda sont une capitulation face au chantage armé).

Exiger des sanctions contre Kagame (gel des avoirs, embargo militaire, comme contre la Russie). S’unir contre la division ethnique, le RDF/M23 veut imposer une « bantoustanisation » du Kivu, comme l’apartheid en Afrique du Sud. La déclaration du M23 n’est pas un simple cri de guerre. C’est l’expression d’un projet génocidaire, impérialiste et fasciste. Les Congolais se souviennent de 1961.

L’assassinat de Lumumba, orchestré avec l’aide de puissances étrangères. De 1997-2003 : 6 millions de morts sous occupation rwando-ougandaise. Aujourd’hui, le monde regarde encore une fois ailleurs. Mais comme disait Primo Levi, survivant d’Auschwitz : « Si comprendre est impossible, connaître est nécessaire. » Le Congo ne sera pas un autre Rwanda de 1994. Plus jamais ça.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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