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RDC/Zambie : les bornes frontières seront érigées à partir d’avril 2021
En vue de la matérialisation du Traité du 18 septembre 1989 signée ntre feu maréchal Mobutu Sese Seko et son homologue zambien Kenneth Kaunda pour préciser les limites entre les deux Etats, la Commission technique mixte RDC/Zambie est à pied d’œuvre depuis le 15 septembre 2020 sur le tronçon terrestre compris entre les Lacs Tanganyika et Moero, long de 205 Km.

Cette équipe procède à la reconnaissance de la frontière et à la construction des points d’appui de part et d’autre de la frontière commune.
La Commission Technique Mixte RDC-Zambie est composée des ingénieurs géomètres topographes géodéses, des cartographes, des géographes…

Il sied de noter que ces points serviront de repères pour la
construction des bornes frontières qui seront érigées à partir du mois d’avril 2021 en exécution du Traité de 1989 issu d’un arrangement de 1894 entre les anciennes puissances coloniales belges et anglaises.
Cet arrangement, convient-il de rappeler, déterminait une frontière rectiligne partant de la médiane du Lac Tanganyika en direction du Lac Moero.

Cependant, cette entente se terminait sur une incertitude qui a poussé à la mise en place, en 1982, d’une commission spéciale mixte d’experts
qui a abouti au traité signé 7 ans plus tard par les présidents Mobutu et Kaunda. « Ce travail qui devait normalement être exécuté depuis 1989 n’a pas été fait. En résumé, les négociateurs congolais avaient réussi à ramener la frontière la plus avancée du lac Tanganyika vers la rivière Lunkinda. Tracer les frontières ne va pas résoudre tous les problèmes, car depuis 1984, année du premier recensement général de la population, jusqu’à ce jour, la population a
sensiblement augmenté. Nous sommes partis de 24 millions d’habitants à plus de 90 millions. Et les gens se déplacent continuellement, de part et d’autre, à la recherche de la survie… », a indiqué le professeur Célestin Nguya-Ndila Malengana, Secrétaire Permanent de la Commission
Permanente des Frontières ( CPF), le mercredi dernier, devant les députés provinciaux de la province du Tanganyika, tout en faisant noter que la RDC a gagné dans le tracé et un effort a été fait pour conserver les frontières héritées de la colonisation.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
