Connect with us

À la Une

RDC/Yumbi: vers un report des élections législatives nationales et provinciales

Published

on

 

Le gouvernement de la République démocratique du Congo demande à la Commission électorale nationale indépendante de reporter les élections à Yumbi dans la province du Maï Ndombe d’au moins 3 mois.

À en croire le vice premier ministre de l’Intérieur qui l’a annoncé ce mercredi 27 mars 2019 à la presse, ceux qui ont fui les conflits intercommunautaires ne sont pas encore rentrés.

Aussi, a-t-il fait savoir, il se pose aussi le problème des duplicatas à remettre à ceux qui seront rentrés de Brazzaville.

Pour sa part, Abdoul Aziz Thioye, le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) juge la situation ‘’compliquée’’ pour l’organisation des élections à Yumbi.

Il répondait ce mercredi 27 mars à la question d’une journaliste lors de la conférence hebdomadaire des Nations-Unies à Kinshasa.

« Organiser les élections dans les conditions actuelles à Yumbi, ça, je pense que ça tombe sur le sens que c’est un peu compliqué. Avec les fosses communes, les tombes individuelles, des maisons détruites, il y a une situation traumatique qui existe là et vous avez aussi une bonne partie de la population qui a été déplacée », a-t-il argumenté sur Radio Okapi.

Il sied de signaler que lors de l’ouverture de la tripartite CNSA-gouvernement-CENI ce lundi 25 mars 2019 à l’immeuble de la territoriale, le numéro deux de la CENI, Norbert Basengezi, avait indiqué qu’il y avait encore des préalables pour la tenue des élections à Yumbi.

« À Yumbi, dans la province du Mai Ndombe, il y a encore des petites choses au niveau du ministère de l’Intérieur par rapport à l’administration, mais cela n’empêche pas la tenue des élections si, encore une fois, nous sommes rassurés par notre gouvernement », disait-il.

Rappelons-le, les circonscriptions électorales de Béni, Butembo,Yumbi ont été décalées des élections de décembre 2018 suite aux problèmes sécuritaires et sanitaires.

Sur terrain à Béni, tout comme à Butembo, l’on apprend que bien que timide l’ajout de 15 jours de campagne électorale accordés par la Ceni tend déjà vers la fin et la population se prépare déjà à élire leurs députés nationaux et provinciaux ce dimanche 31 mars 2019.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading