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RDC/WALUNGU: d’énormes dégâts après une pluie torrentielle à Ngweshe
Une pluie torrentielle qui s’est abattue sur la chefferie de Ngweshe en territoire de Walungu a causé d’énormes dégâts dans l’après-midi de ce lundi 8 octobre 2018.
Selon des habitants sur place, une pluie torrentielle suivie de la grêle s’est abattue sur une majeure partie de cette chefferie, emportant au passage des plantes, toitures et autres biens.
L’Église de la 3 CBCA Bulwi, l’Ecole primaire Irombo à Ngando ont perdu leur toiture emportée par un vent violent.
A Izege, les tôles de L’Église de la 5 CELPA Eben Ezer Izege ont été trouées. Même chose pour celles de la 5 CELPA Bethel Kashanja à Nduba. Même situation pour l’Église de la CELPA Mukungwe à Mwendo.
Plusieurs autres maisons ont perdu leurs tôles à Ibona, Ngando, Kibiririra.
Plusieurs plantes ont été détruites ou emportées par les eaux de cette pluie dans plusieurs villages et groupements de la chefferie.
Plusieurs agriculteurs craignent des conséquences sur la récolte des produits de produits champêtres de première nécessité comme les haricots, maïs et autres.
Le cri de détresse du Chef de groupement Walungu
«C’est une quarantaine des maisons qui ont été détruites par cette pluie torrentielle.
En qualité du chef du groupement, nous lançons un appel à toute personne de bonne volonté de venir en aide aux sinistrés qui passent la nuit à la belle étoile car des maisons ont été complètement détruite », lance Guerschom MUBALAMA, chef du groupement de Walungu.
C’est pour la deuxième fois que le groupement de IKOMA est dévoué par des catastrophes naturelles qui dépouillent les populations de tous leurs biens.
Signalons qu’en 2015, un éboulement de terre a emporté des centaines de maisons à IKOMA laissant ainsi plusieurs ménages sans abri.
Les quelques personnes qui cherchaient à reconstruire, se sont vus encore dépouiller de tout par cette pluie torrentielle.
Comme qui dirait: un malheur n’arrive jamais seul.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
