Actualité
RDC : voici les priorités du Premier ministre Sama Lukonde
Aussitôt après la publication de l’Ordonnance présidentielle le portant à la tête du gouvernement, Sama Lukonde s’est entretenu, pendant près d’une heure avec le Chef de l’Etat. En réponse aux questions de la presse, il a fait savoir que ses priorités concernent le rétablissement de la paix et de la sécurité à l’Est du pays et au Katanga, dans des délais raisonnables, la maximisation des recettes publiques pour permettre au gouvernement de réunir les moyens de sa politique, la poursuite de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base, l’amélioration des conditions sociales des populations, l’amélioration du système national de santé, la lutte contre les antivaleurs, dont la corruption, etc.
Selon lui, le nouveau gouvernement devrait faire montre de bonne gouvernance à outrance et accélérer la lutte contre les antivaleurs, dont la fraude fiscale, douanière et autres.
Le Premier ministre a également pris l’engagement de mettre en œuvre des réformes dans les secteurs de la vie nationale où elles s’imposent. Le pays devrait aussi relever les défis de la réforme de la loi électorale, de la digitalisation.

Le gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation, a-t-il clamé, devrait être au service du peuple, dans un contexte de Covid-19. C’est à cette occasion qu’il a rappelé à tous l’impératif du respect des mesures barrières contre cet « ennemi invisible ».
S’agissant de la taille du gouvernement, il s’est refusé à avancer des chiffres, relevant toutefois au passage que ce serait un format réduit par rapport à l’équipe éléphantesque d’Ilunga Ilunkamba. Interrogé au sujet des critères de sélection de futurs membres du gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde a insisté sur la bonne moralité, la compétence, une plus grande participation de la jeunesse et des femmes à la gestion des affaires publiques, etc. Son vœu le plus cher est que son gouvernement bénéficie de l’accompagnement de l’ensemble des Congolais.
Le Phare
Actualité
Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
