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RDC: Vital Kamerhe ou la revanche sur le PPRD

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Il y a 10 ans, Vital Kamerhe avait démissionné de son poste de président de l’Assemblée nationale.
Les faits se sont déroulés le 25 mars 2009.

Dans une séance très hostile, le député du Sud-Kivu Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi doit faire face à un choix judicieux.

En tant que président de l’Assemblée nationale, il préféra présenter ce jour-là sa démission. Évitant ainsi la plus grande humiliation de sa vie mais les dés sont déjà jetés.

C’est l’une des séances les plus courtes de l’histoire de l’Assemblée nationale, près de 404 députés y ont assisté.
Un vrai record pour une séance plénière au Palais du peuple. Sa démission fut acceptée par l’assemblée plénière.
Il n’y a eu ni débat ni vote.

Lorsqu’il prends la parole, Vital Kamerhe a fait savoir que son parti politique (PPRD) lui a notifié de démissionner sans délai. On lui reproche ses propos tenus sur les ondes d’une radio locale.

La déchéance

Sa prise de position sur l’opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les FDLR a été très mal perçue par ses pairs.Vital Kamerhe y avait publiquement déclaré son opposition.Il a critiqué le fait qu’une entrée au Congo des groupes rwandaises n’ait pas été discutée préalablement au Parlement.

Cette prise de position avait été considérée comme déloyale par d’autres proches du sérail du président Kabila. D’ailleurs, rapporte-t-on, ce dernier en avait personnellement averti Kamerhe.

Plus que la loyauté, sa position fut aussi considérée comme une marque d’indiscipline par sa famille politique.
Déjà les communicateurs de l’AMP et du PPRD l’ont sérieusement attaqué dans les médias. Francis Kalombo, Franklin Tshamala et Yves Kisombe ne lui ont épargné d’aucune intimité. Sa vie a été mise à nu aux yeux et au su de tous.

Le 14 décembre, 9 mois plus tard, Vital Kamerhe annonça officiellement son départ du PPRD dans un point de presse.
Il annonce par ailleurs la création de son propre parti politique, Union pour la Nation Congolaise, UNC en sigle.

En tout, Vital Kamerhe aura passé 27 mois à la tête de l’A.N.

Traversée du désert

Depuis lors, Vital Kamerhe connait une longue traversée du désert. Il n’est pas accepté par l’opposition qui l’accuse d’être une taupe de la majorité.

Du côté de la majorité, on joue sur ce registre pour le décrédibiliser.
Francis Kalombo est le héraut de cette campagne d’intoxication. Il crie sur tous les plateaux télés que Vital Kamerhe est leur taupe au sein de l’opposition.

Cette posture empêche l’opposition de se trouver un candidat commun à la suite de l’accord dit de Fatima.

Vital Kamerhe ira aux élections de 2011 tout seul où il sortira 3e après Tshisekedi et Kabila. Son parti est aussi la 3e force politique au parlement.

En 2016, son parti accepte de prendre part au dialogue de la cité de l’UA.
il y sera nommé vice président du CNSA, poste qu’il refusa.
Ses ministres dont Pierre Kangudia refusèrent d’obtempérer à son mot d’ordre.

Isolé de plus en plus, Vital Kamerhe accepta de participer aux négociations pour la candidature commune de l’opposition.

Kamerhe, le retour

À Genève, c’est Fayulu qui est choisi candidat commun. Cette décision est refusée par sa base restée au pays.

Contre toute attente, il signa à Nairobi un accord avec Félix Tshisekedi pour créer le « Cap pour le changement »( CACH).

Après une campagne électorale assez laborieuse, c’est son ticket avec Félix Tshisekedi qui remporta le scrutin le 31 décembre dernier.
Annoncé premier ministre, mais faute d’une majorité à l’Assemblée, il accepta de devenir directeur du cabinet du chef de l’État avec plein pouvoir.
C’est ce qu’on appelle la revanche de l’histoire.

TMB/ CONGOPROFOND. NET


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Le Salon des Médias et du Business ouvert ce jeudi à Kinshasa 

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C’est sur le thème: « Les médias, un atout pour la croissance des entreprises en RDC » que le Salon des Médias et du Business s’est ouvert ce jeudi 26 au 27 janvier 2023 à l’hôtel Fleuve Congo.

Événement incontournable de la scène des médias, le Salon des Médias et du Business est l’unique salon en RDC qui rassemble toute la presse et les opérateurs économiques pour discuter des possibilités d’une relation gagnant-gagnant.

Ce salon est organisé par l’Association des médias en ligne (MILRDC) en collaboration avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), avec l’appui technique d’Internews sur financement de l’Union Européenne dans le cadre du projet Medias Indépendants et Innovants (Medias 2I).

Prennent part à cette rencontre, environ une centaine de journalistes, communicateurs et chefs d’entreprises.

L’objectif visé par les organisateurs est double : « d’abord évaluer les avancées de l’écosystème médiatique et son impact éventuel sur la croissance des entreprises du pays et ensuite initier un espace d’échange sur diverses thématiques en vue d’améliorer la relation entre le secteur privé et les médias », a déclaré Noémie Kilembe, directrice adjointe d’Internews.

Durant les deux jours du Salon, les participants prendront part aux echanges à travers quatre panels. Les deux premiers prévus ce jeudi ont tablé sur « la réglementation de la publicité en RDC et son impact sur les revenus des médias »; et aussi « les médias face aux régies publicitaires et GAFAS ».

Pour ce vendredi, le premier panel traitera de la diversification des services et des offres des médias, alors que le deuxième planchera sur la gouvernance et la gestion des médias en tant qu’entreprise.

Ce Salon, convient-il de rappeler, rentre dans le cadre du projet M2I débuté en janvier 2020 et qui s’achève à la fin du mois de janvier 2023.

Déborah Kabuya/CONGOPROFOND.NET


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