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RDC : vers une carte d’Identité Nationale Numérique
Il se tient depuis ce mardi 10 novembre au Rotana Hôtel, l’atelier de lancement de l’étude de faisabilité du projet Système National d’Identité Numérique (SNID), une rencontre réunissant le monde du Numérique National et ses partenaires considérés comme partie prenante de ce projet dont la part belle du financement est confiée à la Banque Africaine de Développement(BAD), rapporte le service de communication de la vice primature, ministère de l’Intérieur et Affaires coutumières.
C’est le Vice premier ministre en charge de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, Gilbert Kankonde Malamba, qui se charge personnelle ment de la direction du lancement officiel de l’étude de faisabilité, circonstances à laquelle prennent aussi part ses collègues du gouvernement, des ambassadeurs accrédîtés à Kinshasa, le Représentant de la BAD, le conseiller spécial du chef de l’État en charge du Numérique et plusieurs autres invités du secteur.
Trois intervenants se sont succédés à la tribune pour circonscrire la cérémonie du jour.
Le Représentant de la BAD, le premier à prendre la parole, a vite fait noter à l’assistance que son institution se réjouit de la décision du chef de l’Etat via le gouvernement de confier le financement et l’accompagnement de l’Etude de Faisabilité sur la mise en place d’un système national d’identité Digitale.
Une étape considérée comme éminemment stratégique pour l’agenda de digitalisation de l’économie congolaise, priorité des priorités du gouvernement de la République.
Ceci, a-t-il dit, est le résultat de la confiance qui a prévalu entre les parties nationales concernées placées sous la coordination de la vice primature en charge de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières.
Pour la BAD, l’objectif principal de sa mission consiste à élaborer l’étude de faisabilité détaillée, techniquement économiquement financièrement, juridiquement, socialement de manière réglementaire, organisationnelle et institutionnelle.
Dans un angle plus pratique, le conseiller spécial du chef de l’État chargé du Numérique, a tout simplement indiqué la place de choix qu’occupe ce département dans l’action visant le bien être des Congolais tel qu’envisagé par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui l’a si bien dit dans son discours d’investiture, le 24 janvier 2019.
» Pour ce faire , le chef de l’État a matérialisé une ambition encore plus large pour la RDC en promouvant une transformation numérique de la société congolaise de grande ampleur de nature à impacter tous les secteurs de la vie nationale ».
Et d’ajouter: » la feuille de route pour y parvenir est cristallisée dans le Plan National du Numérique, dénommé, Horizon 2025″.
À l’en croire, une vingtaine des projets sur les 68 prévus, sont en cours de mise en oeuvre dont celui en discussion.
« Aujourd’hui, une vingtaine des projets, sont déjà en cours de mise en œuvre à des degrés divers à l’instar de celui qui nous réunir. Doter chaque citoyen congolais d’une carte d’identité digne de ce nom et répondant aux standards internationaux », a-t-il révélé.
De son côté, le Vice premier ministre en charge de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, Gilbert Kankonde, s’est félicité du choix judicieux porté sur la BAD et traduit dans un même sens par la présence du cabinet anglais » Ernest Young », pour l’accompagnement du projet SNID. Il a aussi salué la présence et le concours de ses collègues ministres et autres partenaires impliqués dans concrétisation de l’étude.
» Grâce à cette volonté politique conjuguée, nous avons pu, sur base des termes de référence de la BAD validés après notre expertise, mettre en place un ensemble regroupant ainsi plusieurs ministères, structures et organes qui sont porteurs de la présente étude de faisabilité », a déclaré le patron de l’Intérieur.
Notons que l’étude est prévue pour trois mois allant jusqu’en janvier 2021.
Thierry Mfundu
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
