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RDC : vers un pacte républicain pour augmenter le budget
L’ACAJ et deux structures de la Présidence de la République, notamment la Coordination pour le Changement de Mentalités (CCM) et l’Agence de Prévention et de Lutte Contre la Corruption (APLC), organisent un forum sur la performance dans la gouvernance de la nation du 21 au 24 septembre 2020.
Ce lundi 21 septembre 2020 au Fleuve Congo hôtel à Kinshasa, la cérémonie d’ouverture a été présidée par le 1er Ministre ILUNGA ILUNKAMBA, Représentant Personnel du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi en présence de plusieurs sénateurs, députes nationaux, membres du Gouvernement, des diplomates accrédités à Kinshasa, et près de 250 Participants.
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Ces travaux, prévus pour 4 jours, visent la conclusion d’un pacte républicain pour augmenter le budget de la RDC. Ils s’inscrivent dans le cadre du changement des mentalités afin de combattre la Corruption dans un contexte d’État de droits.
Après les interventions du Gouverneur de la Ville de Kinshasa, le Président de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), le Responsable de l’Agence de Prévention de Lutte contre la Corruption (l’APLC), le coordonnateur de Coordination pour le Changement des Mentalités (CCM), le Patron de l’exécutif central Sylvestre Ilunga Ilunkamba a dans son discours confirmé qu’au niveau de son Gouvernement et de toutes les autres structures étatiques, l’exigence de la performance dans la gouvernance de la Nation ne se négocie guère. Elle se décline en la responsabilité des Ministres ainsi que des animateurs des institutions publiques, et dans le suivi proactif de leur performance dans la mise en œuvre de la politique définie par le Gouvernement de la République.
« La démocratie, c’est quand un membre de la société civile peut librement exprimer ses critiques. La démocratie, c’est quand un commis de l’État, quel que soit son rang, place l’intérêt général au-dessus de toute autre considération personnelle. Cela s’appelle tout simplement le respect de l’éthique de responsabilité » a déclaré le Premier Ministre, Ilunga Ilunkamba. Il espère donc que les travaux de ces assises vont déboucher sur des recommandations susceptibles d’aider le Gouvernement central à accroître les ressources publiques.
Pour le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, sans une justice indépendante, équitable et professionnelle,la RDC ne pourra pas lutter efficacement contre la corruption.
« Nous aspirons à construire un État de droit reconstitué dans toute sa plénitude, aligné sur les standards internationaux et une justice indépendante et équitable, avec une garantie d’effectivité des normes adoptées et leurs compréhension par l’ensemble de la population »a-t-il indiqué dans son discours d’ouverture.
C’est en améliorant le climat juridique et judiciaire des affaires, a-t-il souligné que nous parviendrons à rassurer les investisseurs indispensables à l’essor économique et social de notre pays ».
Et de poursuivre : »Nous poursuivrons la lutte contre l’impunité aux fins de construire un Congo où les citoyens sont pleinement conscients de leurs devoirs et contribuent activement au développement national, tout en bénéficiant pleinement de tous les droits humains tels que garantis par la Constitution ».
Le Patron de l’exécutif national dit croire en l’avenir du Congo et en la détermination de tous les Congolais à vouloir accélérer leur marche vers le progrès et le développement.
« Je ne doute aucun instant qu’ils sont prêts à se mobiliser autour de leur Gouvernement pour engager un vaste chantier de réformes et infléchir le cours de l’histoire pour placer la République Démocratique du Congo parmi les Nations résolument engagées sur la voie de la modernisation » a conclu le professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
Il sied de noter que 4 Thèmes sont abordés au cours de ce forum à savoir, « la reconstruction de l’État et profil des dirigeants », « la mobilisation des ressources publiques, gestion et redevabilité », « les mécanismes de lutte contre la Corruption, blanchiment des Capitaux et détournement des deniers publics », et enfin « le Règlement des arriérés fiscaux et non fiscaux : Amnistie ou transactions ».
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
